Diversions
Haute voltige
TIRÉ DU NUMÉRO : JANV.-FÉVR. 2003
Pour Bruce Penich, CGA, le goût du parachutisme est venu un jour où il prenait un verre avec son ami Giovanni Terzi, CGA, après leur examen de planification stratégique. Son ami avait beau lui raconter des expériences de parachutisme plutôt terrifiantes, M. Penich était tout de même intrigué. Un an plus tard, en août 2000, il trouvait le courage de s'inscrire à un cours de cinq heures qui l'amènerait à sauter d'un Cessna 205 au-dessus de Pitt Meadows, en banlieue de Vancouver.
M. Penich résume son premier saut en un mot : « terrifiant ». « Les premières secondes, j'ai presque tout oublié ce que je devais faire, jusqu'à ce que j'entende la voix de mon instructeur dans le walkie-talkie »,raconte-t-il, en riant.
Malgré ce début peu prometteur, M. Penich a effectué un second saut le même jour et trois autres le lendemain. Il avait la piqûre. Ce responsable de mission de 28 ans, qui travaille dans un cabinet d'expertise comptable, détient aujourd'hui sa licence de parachutisme B-COP (certificat de compétence intermédiaire), ce qui signifie qu'il a les compétences nécessaires pour faire du parachutisme de façon récréative, seul ou en groupe.
D'avril à septembre, M. Penich, qui a déjà 135 sauts à son actif, consacre au moins une journée par fin de semaine au parachutisme. « C'est une dépendance, admet-il. La montée d'adrénaline est incroyable — une fois que l'on a surmonté sa peur. » Ce Vancouverois pure laine adore la sensation d'être maître de ses vols. « On se sent comme un oiseau. On peut choisir la direction où l'on va et admirer le paysage », dit-il, en ajoutant qu'il ne voit plus sa fin approcher lorsqu'il fonce vers le sol à la vitesse limite de chute (la vitesse minimale en vol est d'environ 200 kilomètres à l'heure).
Mais ce CGA, qui a obtenu son titre professionnel en mai 2001, est-il un amateur de sensations fortes pour autant? « Non, répond-il, catégorique. C'est ma seule folie. Le reste du temps, je suis comptable sur toute la ligne », dit-il,pince-sans-rire.
Et aux gens qui lui demandent avec incrédulité ce qu'il y a d'amusant à sauter d'un avion en parfait état, il répond par une phrase lue sur un autocollant placé au plafond d'un avion : « Il n'y a qu'une seule façon de le savoir : il faut essayer. »
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