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Évaluation du risque de mission 

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Dialogue

Évaluation du risque de mission

 

Pour faire suite à l'article «  Le risque de mission de vérification » paru dans la chronique « Normes » de CGA Magazine de mai-juin 2003, j'aimerais vous faire les commentaires suivants. C'est bien d'améliorer le modèle d'évaluation des risques, mais encore faut-il que le modèle de base soit appliqué. Dans la réalité, les cabinets d'experts-comptables doivent respecter le temps alloué à la mission. Les honoraires sont négociés avant l'évaluation des risques par les associés. Par la suite, le vérificateur chargé de la mission doit planifier le travail de manière à respecter le temps alloué. En réalité, peu importe le niveau de risque, on doit effectuer le travail en fonction du temps alloué, particulièrement dans le cas des petites et moyennes entreprises. Il faut aussi mentionner que les associés ne communiquent pas nécessairement les informations pertinentes qu'ils possèdent et trouvent difficile de transmettre leurs connaissances au vérificateur chargé de la mission.

Par exemple, j'ai été responsable de mission pour une entreprise de distribution de produits domestiques. L'entreprise était cliente du cabinet depuis longtemps, mais c'était la première fois que j'étais responsable de la mission. J'ai lu les descriptions des systèmes et j'ai constaté qu'ils dataient de plus de sept ans. En outre, il n'y avait aucune description du système de prix de revient. J'ai alors pris le temps de remettre à jour les descriptions des systèmes et de bien comprendre le système de prix de revient. À la suite de ce travail, je comprenais mieux l'entreprise et ses contrôles internes. Aucun directeur ou associé ne m'avait renseignée sur l'entreprise avant le début de la mission. J'ai dépassé le temps alloué et on m'a dit qu'il n'était pas nécessaire de mettre les descriptions des systèmes à jour, car l'entreprise ne comportait aucun risque pour le cabinet. Je savais cependant que j'avais accompli mon travail avec diligence et que le dossier serait plus facile à suivre à l'avenir.

L'ennui est que si la tâche exige des heures supplémentaires, les associés s'attendent à ce que les vérificateurs effectuent ce surcroît de travail sans le facturer au client et sans l'inclure sur la feuille de temps, donc sans être payés! Enfin, les employés de première ligne sont moins expérimentés et n'ont pas les renseignements nécessaires pour effectuer leur travail selon les normes déjà en place.

Marie-Josée Bolduc, B.A.A.,
étudiante au programme d'études professionnelles
de CGA-Canada, vérificatrice interne
Québec

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