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Le succès engendre le succès 

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Portrait

Le succès engendre le succès

« Le succès engendre le succès », la devise personnelle d'Anthony Ariganello, CGA, président-directeur général de CGA-Canada, exprime cette tonifiante conviction selon laquelle la réalisation de ses propres objectifs l'incite à redoubler d'effort.

 

Une conversation de quelques minutes avec Anthony Ariganello, CGA, suffit pour révéler chez lui l'étoffe d'un chef de file éloquent et accompli. M. Ariganello s'est joint à CGA-Canada, en qualité de président-directeur général, en juin 2003. Il possède une riche expérience, défend avec passion la reconnaissance du titre et inspire aux gens un véritable respect.

CGA depuis 1982, M. Ariganello est bachelier en commerce de l'Université McGill et membre de l'American Institute of Certified Public Accountants. Il est natif de Montréal, ville qu'il n'a jamais véritablement quittée auparavant, si ce n'est pour faire la navette entre elle et Chicago pendant un an et demi, pour son travail. Il parle trois langues — l'anglais, le français et l'italien — et a beaucoup voyagé.

M. Ariganello a opéré un important virage en 2003 en quittant le monde des affaires et sa ville bien-aimée pour relever de nouveaux défis à Vancouver. Son épouse depuis 23 ans, Mary, et leur fille de 13 ans, Melissa, viendront le rejoindre sur la côte Ouest à la fin de l'année scolaire.

Il nous a récemment confié comment il envisageait son rôle de pdg et ce qu'il pensait de certains enjeux pour CGA-Canada.

CGA : Qu'est-ce qui vous a poussé à saisir l'occasion de devenir pdg de CGA-Canada?

AA : Plusieurs éléments, en fait. D'abord, le désir de changer de rythme. Comme j'ai décidé de faire le bond directement de l'université à l'entreprise, j'ai vécu presque toute ma vie dans le « panier de crabes » du monde des affaires. Après avoir évolué pendant plus de 20 ans dans ce milieu et grimpé les échelons des quatre sociétés pour lesquelles j'ai travaillé, j'ai décidé que le moment était venu de me consacrer à autre chose.

J'ai travaillé pendant 10 ans pour Nortel, et les 10 dernières années pour Avon. Mes fonctions de président d'Avon Canada étaient sur le point de changer, par suite d'une restructuration. La société transférait bon nombre de ses activités de fabrication aux États-Unis, où elle concentrait aussi d'autres domaines fonctionnels, si bien que mon rôle au Canada perdait de sa carrure. Nous avons discuté d'autres possibilités aux États-Unis, mais j'ai décidé qu'il était temps de changer d'horizon. J'étudiais trois autres postes potentiels lorsque l'occasion de travailler pour CGA-Canada s'est présentée. Je suis devenu captivé par l'idée, car il s'agissait d'un poste de direction, comme celui que j'occupais à Avon, mais dans une perspective totalement différente, puisqu'il n'y avait d'insistance ni sur le chiffre d'affaires ni sur le bénéfice net. Et puis, le titre de CGA m'est très cher, vous savez; c'est à lui, en grande partie, que j'attribue la rapidité de mon avancement professionnel.

Ensuite, je me suis dit que ce serait tout un changement de décor, et je n'entends pas par là uniquement une transplantation géographique. Je pense plutôt au passage des exigences du monde des affaires à celles de la mobilisation de mes ressources pour servir les membres et notre titre. Nous pouvons encore accroître la reconnaissance de notre titre de beaucoup, tant au Canada que sur la scène internationale. J'estime qu'il faut donc en profiter et je crois pouvoir améliorer notre position actuelle. Je le crois à cause de mes réalisations personnelles et du fait que je peux mettre à contribution mon expérience du milieu des affaires. À mon avis, la situation sera bénéfique à tous, puisque je pourrai acquérir de nouvelles connaissances tout en contribuant à la progression et à la consolidation de notre titre.

CGA : Vous rappelez-vous les circonstances entourant votre choix de devenir CGA? Quelle a été votre motivation?

AA : À l'école de commerce de l'Université McGill, j'ai découvert que j'aimais la comptabilité, que j'adorais les chiffres et que je raffolais des math. J'avais du succès dans mes études et je m'interrogeais sur ma carrière future. Comptable agréé traditionnel? Cette option attirait bon nombre de mes amis. Mais j'ai évalué ce que signifiait cette voie : j'allais devoir travailler pour un cabinet d'expertise comptable et faire de la vérification pendant au moins deux ans, un cheminement qui ne correspondait certes pas à mes goûts. Une chose était sûre : je voulais travailler en entreprise. J'ai donc examiné les autres possibilités qui s'offraient à moi dans le domaine de la comptabilité. Je pouvais postuler le titre de CMA — ou de RIA, selon l'appellation de l'époque, — ou celui de CGA. J'ai décidé que le programme d'études des CGA me convenait beaucoup mieux, car il allait me permettre d'entrer de plain-pied dans le milieu des affaires. Et voilà!

CGA : Comment votre expérience des affaires peut-elle être transposée au milieu des associations?

AA : Je possède une très vaste expérience de l'exploitation et je me propose d'examiner ce que nous pouvons faire pour bonifier les processus de gestion de CGA-Canada. Je suis impatient d'apporter de nouveaux outils, de nouveaux systèmes financiers, par exemple, pour améliorer les prévisions et les résultats. Mais ce qui m'importe davantage, c'est de perfectionner nos activités de mise en marché. Nous devons dynamiser nos communications à fond! Occuper la place qui nous revient dans l'univers comptable, nous y parviendrons grâce à divers moyens, mais l'un d'eux consiste à améliorer notre propre mise en marché. Il nous faut donc nous exprimer avec force dans le concert des voix comptables pour promouvoir notre raison d'être et notre démarche. Et, lorsqu'un accroc se manifeste, nous devons réagir sans délai, sur tous les fronts. Cette expérience de commercialisation, je la possède parce qu'Avon vendait des produits, bien sûr, et qu'il fallait être sur le terrain, dans le marché. La marque figurative était extrêmement importante. J'ai l'intention de puiser dans l'expérience que j'ai acquise en entreprise ce qu'il faut pour exploiter à fond les forces de CGA-Canada.

CGA : Comment décririez-vous votre vision de l'Association?

AA : Je souhaite que la marque figurative de l'Association soit reconnue, tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle internationale. Je veux travailler de concert avec les Associations affiliées pour faire en sorte que nous soyons reconnus, sur la scène nationale et dans chaque province, pour notre rôle et nos valeurs. Ces efforts se conjugueront à ceux des Associations affiliées dans le cadre de notre collaboration. CGA-Canada vient de lancer sa nouvelle fonction de recherche, et je crois que cette initiative contribuera à notre reconnaissance. Mon but à cet égard est la réalisation de recherches dans des domaines qui touchent de nombreux intéressés. Ainsi, nous augmenterons la notoriété et la crédibilité de notre profession. Encore une fois, pour y parvenir, il faudra avoir recours à des techniques de commercialisation.

Je veux également accorder une attention particulière à l'organisation et à la stratégie : définir notre orientation, nos objectifs pour l'année qui vient, et nous assurer que nous nous concentrons collectivement sur les mandats que nous confie le Conseil d'administration.

CGA : Quels sont, selon vous, les enjeux les plus importants pour CGA-Canada actuellement?

AA : De toute évidence, deux des objectifs les plus importants pour CGA-Canada en 2004-2005 consistent à obtenir et à consolider les pleins droits d'exercice partout au Canada et à s'assurer une reconnaissance accrue sur la scène internationale. L'Association a fait de l'excellent travail à maints égards, et nous devons le signaler. Nos normes de formation sont élevées, plus que jamais auparavant, et il nous faut revendiquer l'honneur qui nous revient à cet égard. La crédibilité et la notoriété du titre de CGA n'ont pas fini de croître. À cette fin, il faudra notamment se pencher sur les ententes de reconnaissance mutuelle que l'on peut conclure avec d'autres organismes de premier plan dans le monde. Aussi, nous devons nous assurer que le titre de CGA deviendra, à l'échelle mondiale, l'un des principaux titres comptables. À mon avis, les possibilités abondent à cet égard.

CGA : Et quel aspect de ces objectifs vous paraît le plus positif?

AA : L'aspect que je préfère est celui du réseautage. Avon, par exemple, est une société de vente directe, mais l'entreprise elle-même repose entièrement sur les liens. Si vous êtes incapable d'amener les gens à agir, soit à acheter votre produit, à vendre votre produit, à rencontrer des gens, vous avez peu de chances de réussite. J'ai une prédilection pour l'entretien des liens. Maintenant, à CGA-Canada, je suis impatient de réseauter avec mes homologues — des gens qui marquent notre profession. Je suis enthousiaste à l'idée de concourir à une évolution positive.

CGA : Que pensez-vous de la nouvelle fonction de recherche annoncée par CGA-Canada en 2003?

AA : Par le passé, CGA-Canada a mené des travaux de recherche de façon sporadique, sans véritable orientation stratégique. Je m'interroge sur la forme que peut revêtir notre apport, à titre d'organisme comptable, pour bien éclairer les gens sur certaines des lacunes que CGA-Canada a relevées. Il existe une foule de sujets vers lesquels nous pourrions orienter la recherche et promouvoir un changement salutaire; nous pouvons être les artisans d'énormes progrès en réclamant des changements et en proclamant les répercussions positives de ces derniers sur la profession et le public. Si nous sommes les initiateurs de ces changements, nous acquerrons une énorme crédibilité à tous les niveaux. C'est pourquoi je vois la fonction de recherche comme un centre d'intérêt primordial.

CGA : Dans quelle mesure participiez-vous aux activités de l'Association avant d'entrer dans vos fonctions de pdg?

AA : Je ne participais pas aux activités de l'Association à l'échelon provincial ni national, car je me concentrais sur le secteur des affaires et sur les exigences d'une carrière totalement axée sur cette priorité. J'ai été membre de quatre conseils d'administration, dans le domaine des affaires. J'ai présidé le Conseil d'administration de l'Association de ventes directes du Canada et siégé aux conseils de l'Association canadienne de l'industrie des médicaments en vente libre, de l'Association canadienne des cosmétiques, produits de toilette et parfums et de l'organisme sans but lucratif Partage-Action de l'Ouest-de-l'Île.

D'autre part, jamais on ne m'a demandé de prendre part aux activités de l'Association. En fait, je ne savais même pas qu'il était possible d'y participer, sinon je l'aurais fait avec joie, étant donné la valeur que j'attache aux possibilités de réseautage et aux occasions d'apprendre de mes pairs. Je participe activement aux activités du groupe Financial Executives International, et j'ai siégé au National Council of Financial Executives du Conference Board du Canada. Du point de vue de la mise en marché, il y a d'autres membres comme moi, que notre Association a la mission d'apprendre à connaître afin de les recruter.

CGA : Un ballon de football autographié se trouve dans votre bureau. Êtes-vous un grand amateur de sports?

AA : En fait, je suis collectionneur de souvenirs sportifs. J'ai travaillé pour Avon à Chicago pendant un an et demi et, à mon départ, on m'a donné ce ballon que vous voyez, autographié par Gayle Sayers, un célèbre demi à l'attaque des Bears de Chicago. C'est ce qui a donné le coup d'envoi à ma collection, qui compte des ballons de football, des casques et d'innombrables chandails de hockey, de football et de baseball. D'ailleurs, j'aime bien les activités sportives; cette année, je suis abonné au Seahawks de Seattle.

CGA : Faites-vous des analogies entre le sport et les affaires?

AA : Mon sport favori est le football, et j'aime bien parler d'esprit d'équipe. Au football, chaque joueur joue un rôle clé, pas seulement le quart-arrière, mais aussi celui qui lui remet le ballon, l'autre à qui il passe le ballon, et ainsi de suite, en passant par les coéquipiers chargés du blocage.

Certes, le blocage est élémentaire, mais les tâches élémentaires sont indispensables en affaires, car il faut que chacun accomplisse son travail et s'en acquitte correctement, faute de quoi l'organisation piétinera. J'insiste sur le travail d'équipe et sur le soutien réciproque des employés dans la poursuite des objectifs globaux. Lorsque je discute avec mes cadres supérieurs, je cherche à m'assurer de la cohésion et de l'attitude positive de l'équipe, non seulement à mon égard, mais à l'endroit des buts de l'organisation et des collègues. C'est extrêmement important, car je veux une équipe dont les membres collaborent au succès les uns des autres.

CGA : Avez-vous une formule ou une phrase favorite qui résume votre philosophie personnelle?

AA : Oui : « Le succès engendre le succès ». J'ai maintes fois répété cette phrase là pour persuader les gens d'améliorer les choses. Je crois que la réussite appelle la réussite. Je recommande donc toujours aux gens d'être à la recherche de ce qu'ils peuvent accomplir, de se fixer des objectifs et d'y tenir. Ils constateront que la réalisation de ces objectifs les amènera à viser plus haut encore, car rien n'est comparable au sentiment d'avoir réussi.

Quantité de gens prétendent que la chance est indispensable au succès. Je crois aussi que l'on crée sa propre chance. Le succès exige de la passion; il dépend en grande partie de l'attitude mentale — si vous vous conditionnez à croire que vous pouvez réaliser tout ce que vous souhaitez dans la vie, tout en sachant que vous essuierez des échecs, certes, mais que vous vous en relèverez et continuerez d'avancer, vous accumulerez les victoires avec le temps, et ces victoires vous pousseront à viser plus haut.

J'ai la conviction que, dans la vie, il faut se fixer des normes, des seuils, des repères élevés, car même un échec permet alors de réaliser bien plus que ce que l'on aurait pu imaginer. En général, les gens redoutent l'échec. Pourtant, il fait partie du jeu, et ceux qui récoltent le succès réussissent parce qu'ils n'ont jamais renoncé.

Prenons l'exemple de Walt Disney qui a essuyé 13 refus des banques lorsqu'il a eu l'idée d'ouvrir Disneyland. Les gens disaient : « Un parc thématique pour enfants? Vous déraillez? » Combien d'entre nous auraient renoncé après une, deux ou même trois tentatives? Pour résister à 13 rejets, l'homme était certainement visionnaire, passionné et animé d'une volonté inébranlable.

Il est étonnant de constater ce que peuvent accomplir les personnes convaincues. Je crois qu'il faut toujours persévérer et viser des objectifs qui exigent le dépassement. Si vous arrivez à vous convaincre que rien n'est à votre épreuve, vous en serez intérieurement plus riche. Personne n'est à l'abri des mauvais jours, mais les gens solides se reprennent, persistent et croient qu'ils feront mieux la prochaine fois. Avec le temps, en agissant de la sorte, vous réussirez beaucoup mieux que ceux qui renoncent.

CGA : Êtes-vous inspiré par une personne en particulier?

AA : J'ai de l'admiration et du respect pour Jack Welch, en raison de son énorme succès à la tête de General Electric. C'était un homme animé d'une grande passion et très volontaire. Il attachait beaucoup d'importance aux personnes qui l'entouraient et à la formation d'équipes de travail efficaces. J'y crois fermement.

CGA : Y a-t-il autre chose que vous aimeriez que le personnel et les membres de l'Association connaissent à votre sujet?

AA : J'apprécie sincèrement les gens et je crois qu'ils ont tous quelque chose à apporter. À mes yeux, ce qui importe n'est pas le titre, mais l'éthique de travail dont les gens font preuve et leur engagement à l'endroit de l'Association. Ces gens sont tous les artisans du succès de l'organisation, et je veux qu'on le sache.

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