Dialogue
TIRÉ DU NUMÉRO : JANV.-FÉVR. 2004
Fier de l'Agence
Je tiens à exprimer mon mécontentement envers la chronique de Don Goodison, parue dans le numéro de septembre-octobre 2003. Si je lis habituellement avec enthousiasme les textes de M. Goodison, je crois, cette fois-ci, qu'il est vraiment allé trop loin.
L'intérêt de l'article, qui porte sur un jugement de la Cour suprême du Canada dans l'affaire Markevich, réside dans l'angle choisi par M. Goodison pour décrire l'Agence des douanes et du revenu du Canada (l'Agence) et les horribles vilains qui y travaillent, un angle qui m'a mis en rage.
L'Agence est fondée sur les valeurs de l'intégrité, du professionnalisme, du respect et de la collaboration. Elle s'attend à ce que chaque employé, dont des milliers de CGA, se conforme à ces valeurs et en soit tenu responsable. L'Agence a publié la Charte des droits des contribuables et mis en place des dispositions pour que tous les citoyens soient traités de façon équitable.
Une agence qui compte plus de 46 000 employés n'est certes pas infaillible. De temps à autre, il arrive qu'un employé ne respecte pas nos valeurs. Il est cependant inexcusable que l'on présente comme malveillants l'Agence et tous ceux qui y travaillent.
En utilisant des phrases telles que « ... je me sentais en quelque sorte investi d'une mission et j'étais bien déterminé à révéler le véritable visage du fisc — celui du mal incarné » et en présentant un cas isolé de mauvais jugement de la part d'un employé comme étant la norme, M. Goodison et le magazine, qui représente plus de 60 000 professionnels au Canada, sont irresponsables.
Je suis FCGA et fier de notre Association. Je suis également directeur d'un Bureau des services fiscaux de l'Agence, et je suis fier de mon employeur. Je suis fier des 46 000 employés qui, même s'ils n'ont pas la tâche facile, font preuve d'intégrité, de professionnalisme, de respect et d'esprit de collaboration.
Si un employé de l'Agence agit d'une manière contraire à l'éthique, irrespectueuse ou non professionnelle, je propose que vous communiquiez directement avec votre bureau d'impôt régional au lieu de vous plaindre par écrit des années après que le problème a été réglé.
Terry LeBlanc, FCGA
Ancien président, CGA-Nouveau-Brunswick
Moncton (N.-B.)
Une réponse claire
On m'a transmis votre lettre et je suis désolé que mes commentaires vous aient contrarié. Sachez que cela n'était pas mon intention. Je voulais rire un peu de la naïveté dont je faisais preuve lorsque j'ai ouvert mon cabinet, il y a plus de 30 ans. Il me semble maintenant ridicule que j'aie pu croire les histoires qui m'avaient été racontées. Comme je le précise dans l'article, la source de ces histoires était loin d'être de première main. Mais, je me sentais investi d'une mission et je voulais défendre la veuve et l'orphelin. Et comme tous les jeunes zélés, j'ai appris à faire la part des choses, et j'ai raccroché mon habit de justicier.
Je peux honnêtement affirmer avoir beaucoup de respect pour l'Agence et ses employés, avec lesquels j'ai entretenu d'excellentes relations au fil des ans. Les événements décrits dans l'article ont eu lieu il y a plus de 30 ans. Je pourrais sûrement écrire un article portant sur les très bonnes expériences que j'ai eues depuis. Je crois fermement que le respect attire le respect et je tiens à souligner ce point pour quiconque a affaire avec le ministère ou tout autre organisme gouvernemental. Comme je l'ai déjà dit dans des articles précédents, même si ma rogne passée en a impressionné quelques-uns, elle a rarement aidé mes clients et leur a probablement nui davantage.
Je suis sincèrement désolé de vous avoir offensé ou d'avoir offensé quiconque à l'Agence. De toute évidence, je n'ai pas réussi à bien exprimer ce que je voulais dire.
Don Goodison, FCGA
Burnaby (C.-B.)
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