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Un maître de la gestion de projets 

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Portrait

Un maître de la gestion de projets

Rupert McNay, CGA, a montré qu'il possédait toutes les compétences nécessaires pour s'acquitter de son rôle dans l'un des plus importants projets d'infrastructure du Canada.

 

S'il présente l'image d'une personne concentrée, calme et posée, Rupert McNay, CGA, n'a pas peur de relever des défis qui demandent des nerfs d'acier.

Son poste actuel requiert toutes ces qualités. Dans son bureau situé à l'est de l'Aéroport international Pearson de Toronto, M. McNay agit à titre de directeur général, Ordonnancement et contrôle des coûts, pour un projet de reconstruction de 4,4 milliards de dollars mené par l'Autorité aéroportuaire du Grand Toronto (GTAA).

Quelques semaines à peine avant l'ouverture très attendue de la nouvelle aérogare 1 le 6 avril, M. McNay a pris des vacances bien méritées de trois semaines en Inde. Prendre des vacances à un tel moment était de bon augure; de toute évidence, le projet était mené de main de maître.

Le première phase de l'imposant projet d'aménagement de l'aéroport maintenant complétée, on attend le retour des températures plus clémentes avant d'entreprendre la deuxième phase. Au total, le projet s'étalera sur 12 ans et prendra fin en 2010.

Un projet colossal

M. McNay a la gentillesse de m'éviter l'enfer de l'autoroute menant à l'aéroport en m'invitant à un café du quartier grec de Toronto. Il arrive à l'heure et il a fait ses devoirs. Il a apporté un CV, un organigramme montrant où se situe son poste dans l'ensemble du projet ainsi que des brochures qui présentent en détail tout le potentiel du projet d'aménagement.

M. McNay occupe son poste actuel depuis 1998, année où il s'est joint à la GTAA. Il assure la planification et la gestion liées à l'infrastructure soutenant l'administration financière de l'un des cinq projets d'immobilisations les plus importants de l'histoire du Canada.

Il relève du vice-président, Planification et développement, et ensuite du Conseil d'administration. Cinq ou six fois par année, il présente des mises à jour sur le programme au sous-comité de planification et de développement, qui relève du Conseil, et répond aux questions des membres. Il occupe donc un poste d'envergure au sein d'un projet colossal, et ses responsabilités se répartissent dans quatre catégories : budgets et prévisions; administration du programme et transmission de l'information; examens et vérifications opérationnels; gestion électronique des documents.

Sous la direction de M. McNay, le groupe des finances de la GTAA verse plus de 57 millions de dollars chaque mois aux travailleurs spécialisés et aux entrepreneurs (ce qui représente 700 millions de dollars par année!). « Nous avons défini une politique de paiement claire afin que tous nos gens soient payés le même jour, chaque mois », explique-t-il.

Lentement, mais sûrement

Il s'avère que le choix d'une carrière qui demandait les compétences développées par le programme d'études des CGA a été le fruit d'un heureux hasard. M. McNay a grandi dans l'Est de Toronto. Il a obtenu un baccalauréat en géographie de l'Université Wilfrid Laurier, de Waterloo, en Ontario, avant d'accepter un travail en comptabilité sur un chantier de construction. C'est alors que son père a rapporté à la maison une certaine brochure.

« Mon père travaillait pour Douanes Canada. Un jour, il a assisté à un salon professionnel et a rapporté une brochure sur le programme d'études des CGA. Mon père a grandi durant la Dépression et a étudié à la Danforth Technical School, jusqu'à ce qu'il doive laisser ses études pour se trouver un emploi. Il était d'avis que si j'allais travailler en comptabilité, je devais avoir une formation dans ce domaine. J'ai parcouru la brochure et j'ai pensé : "Il a raison; ce programme peut m'apprendre un tas de choses". Je me suis donc inscrit sans tarder. »

Il s'arrête un instant. « Je sais que vous allez me demander quelle est la pertinence du titre de CGA aujourd'hui et si le titre m'a aidé dans ma carrière. Voici ma réponse, qui s'adresse à quiconque souhaite travailler en comptabilité : si vous voulez devenir comptable, obtenez un titre comptable, point à la ligne. »

M. McNay souligne que l'obtention de son titre a pris du temps. L'attrait du programme résidait surtout dans la souplesse permise par la structure des cours. Comme de nombreux professionnels, M. McNay a suivi le programme sur plusieurs années, car il travaillait à temps plein et élevait ses deux filles, Jenny et Anna, avec sa femme, Susan, qui est institutrice. Ses deux filles sont maintenant dans la vingtaine et poursuivent des études universitaires.

M. McNay a obtenu son titre en 1986. Durant ses années d'études, il est demeuré affilié à la section de Toronto, mais a occupé des postes de plus en plus importants dans différentes provinces.

Au début de sa carrière, il a occupé les postes suivants : comptable de projet pour Aecon construction; analyste financier principal pour la British Columbia Buildings Corporation; directeur, Planification et contrôle, pour le groupe immobilier de Postes Canada; responsable de la clientèle pour Minicom Data Corporation, une organisation dont le portefeuille comprend 60 sociétés immobilières.

Il a ensuite occupé les postes plus complexes de directeur, Activités de l'Ontario, pour Marathon Realty Company, et puis de directeur, Administration, pour le Buildings Group (une filiale en propriété exclusive de Canadien Pacifique Limitée dont le total de l'actif s'élève à 2,5 milliards de dollars). Dans son dernier poste à cet endroit, il a été membre de l'équipe de direction responsable de la vente de la société, chiffrée à un milliard de dollars.

Avant de se joindre à la GTAA, il a occupé durant deux ans le poste de directeur, Projets spéciaux, pour Marathon Development Inc., la société de gestion de Canadian Pacific Properties dont le portefeuille s'élève à un milliard de dollars.

Malgré tous ces changements, M. McNay n'a jamais quitté le programme d'études des CGA. Il plongeait dans ses livres après avoir bordé les enfants. « Je me vois encore étudier le lundi soir, le jour de la fête de la Reine, raconte-t-il, ironique. Ça, c'était tout un défi! »

Il aurait pu choisir d'autres options, probablement plus courtes, pour améliorer son statut professionnel. « Mais le titre de CGA jouit d'une réputation tellement solide et il est si respecté, dit-il. Je n'ai jamais remis mon choix en question. »

Un travail complexe

De son bureau de l'ancien immeuble Wardair, où il travaille depuis 1998, M. McNay a surveillé la construction de la tour de contrôle de l'aire de trafic de la nouvelle aérogare 1, en attendant impatiemment l'ouverture officielle de l'installation ce printemps.

Ce projet n'a pas été de tout repos. En effet, il a fallu essentiellement construire un nouvel aéroport alors qu'environ 25 millions de personnes utilisaient les structures existantes. « La difficulté est d'assurer le bon déroulement des activités tout en poursuivant la construction, explique M. McNay. Il ne faut pas que le transport d'une pièce d'acier cause un bouchon entre l'aéroport et l'autoroute Queen Elizabeth Way. »

Son travail comporte vraiment plusieurs facettes. « [Vu l'importance du projet], il peut m'arriver de parler d'un nouveau parc de stationnement couvert avec une personne, alors qu'une autre m'appelle pour discuter des pistes de décollage et des aires de trafic, et qu'une autre souhaite m'entretenir du projet d'aérogare », dit-il.

« En fait, il ne s'agit pas d'un seul projet, mais de plusieurs projets. Et chaque projet comporte son lot de complications : ordonnancement, contrats, contrôle des coûts... », explique-t-il. À chaque jour, il gère les processus, alors que les ingénieurs et les techniciens fournissent l'expertise nécessaire pour construire l'aéroport. En somme, il fait en sorte que le projet se déroule sans encombre.

« Ce qui est le plus stimulant, c'est de ne jamais savoir ce qui m'attend d'un instant à l'autre, vu la taille et la complexité du projet, dit-il. Je suis à mon meilleur dans un milieu de travail dynamique. »

Les activités de M. McNay ne se limitent pas au travail. Au fil des ans, il a toujours cherché à se perfectionner. Il a obtenu le titre américain de certified fraud examiner et a suivi des cours à l'Institut Niagara et à l'Université York.

Il fait aussi du bénévolat. Il a été membre du comité des technologies de l'information de CGA-Ontario et participe encore aux activités de l'Association, il est membre du Conseil d'administration du Toronto Children's Breakfast Club, et a travaillé auprès de la Rookie League, un programme pour les jeunes affilié à l'équipe de baseball des Blue Jays de Toronto.

Il trouve tout de même le temps de relaxer. En effet, il collectionne les anciens moteurs hors-bord (principalement ceux des années 1950) et les remet à neuf afin de les utiliser lorsqu'il va au chalet, à Bala, dans la région de Muskoka, au nord de Toronto.

« Peut-être suis-je un ingénieur au fond? Voilà peut-être pourquoi j'aime tant mon travail auprès de la GTAA. Pour moi, la comptabilité et l'ingénierie vont vraiment de pair. »

Agrandissement de l'aéroport de Toronto

L'Autorité aéroportuaire du Grand Toronto (GTAA) est un organisme privé sans but lucratif qui a le mandat de fournir à la région du Grand Toronto un système régional d'aéroports qui répondra à la demande actuelle et future en matière de services aériens.

L'Aéroport international Pearson de Toronto est le plus achalandé au Canada. En 2003, il a accueilli 24,7 millions de passagers. D'ici 2020, ce nombre devrait atteindre 50 millions par année. Les installations et les services servent également au transport de marchandises (plus de 325 000 tonnes en 2002).

Pour répondre à la demande, la GTAA a établi un programme d'aménagement aéroportuaire (PAA) à long terme, qui comprend trois éléments principaux : l'aménagement de l'aérogare, l'aménagement côté piste et l'aménagement de l'entrepiste.

Les plus petits projets comprennent la construction d'une installation centrale de services, la mise au point des infrastructures utilitaires de l'aéroport, la modification de l'aérogare 3 et la construction d'installations de soutien dans la partie sud.

Faits et statistiques :

  • Le PAA s'étalera sur 12 ans et sera terminé en 2010. Son coût : 4,4 milliards $
  • Coût des routes et des ponts : 320 millions $
  • Coût du parc de stationnement (pour 9 000 véhicules) : 215 millions $
  • Jusqu'à maintenant, l'aérogare 1 a coûté 2,8 milliards $ et comprend :
    • 450 écrans d'information sur les vols et les bagages
    • Environ 300 postes de travail pour les employés
    • 50 guichets d'enregistrement rapide
    • 18 appareils de perception automatique dans le nouveau parc de stationnement

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