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Le passage à l'imagerie des chèques 

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Technologie de l'information

Le passage à l'imagerie des chèques

Les chèques papier sont peu à peu délaissés en raison de la mise en œuvre de l'imagerie numérique et des archives électroniques.

 

D'ici la fin de 2006, toutes les institutions financières du Canada adopteront une nouvelle méthode de traitement des chèques appelée imagerie des chèques, ou non-circulation. Plutôt que de conserver les chèques papier après leur traitement, les banques et les coopératives de crédit saisiront l'image des chèques, qu'elles verseront dans des archives électroniques.

L'initiative est menée par l'Association canadienne des paiements (ACP), un organisme sans but lucratif constitué en vertu d'une loi adoptée par le gouvernement en 1980 et chargé d'exploiter des systèmes nationaux de compensation et de règlement et de favoriser le développement de nouvelles technologies et méthodes de paiements.

Les institutions financières du Canada reconnaissent depuis longtemps le potentiel du processus d'imagerie des chèques, mais le considéraient jusqu'ici trop coûteux et trop lent. Cependant, grâce à une amélioration de la technologie et à une réduction des coûts, ce processus constitue maintenant une option viable pour le traitement et la conservation des chèques.

« L'ACP a entrepris un vaste processus de consultation avec les parties intéressées », explique Dawn McGeachy, responsable de l'exercice en cabinet privé à CGA-Canada. « Cette nouvelle technologie marquera un changement important et aura une incidence sur tous ceux qui participent à la production d'un relevé bancaire. »

Guy Legault, président-directeur général de l'ACP depuis mars 2003, dirige le Conseil d'administration de 16 membres de l'ACP. M. Legault, qui a obtenu le titre de CGA en 1986 et le titre de FCGA en 1995, a occupé le poste de président-directeur général de CGA-Canada pendant huit ans avant de se joindre à l'ACP.

« Le système canadien de compensation des chèques est généralement considéré comme l'un des plus efficaces du monde », explique M. Legault.« Cependant, les réalités changent. L'initiative d'imagerie des chèques mise sur la technologie pour moderniser le système de compensation des chèques et permettre au Canada de suivre l'évolution des autres pays. » (Voir l'encadré.)

Actuellement, 133 milliards de dollars d'effets sont compensés et réglés par les systèmes de l'ACP chaque jour ouvrable. Et chaque jour, au Canada, plus de cinq millions de chèques papier sont acheminés d'une institution financière à une autre.

En plus d'accélérer le processus de traitement des chèques et d'en augmenter l'efficience, le passage à l'imagerie des chèques permettra d'offrir aux consommateurs une plus grande commodité et une plus grande rapidité d'accès à l'information relative à leurs chèques. En outre, le nouveau système facilitera la détection de chèques frauduleux.

Selon le processus actuel, les clients déposent leurs chèques à leur succursale ou à un guichet automatique. À la fin de la journée, la succursale fait la récapitulation des chèques, puis les envoie par messagerie aérienne ou de surface à l'un des six centres de traitement régionaux du pays. Le centre procède au codage magnétique du montant de chaque chèque, puis trie les chèques par institution financière détenant les comptes sur lesquels ils sont tirés. Il les envoie ensuite à un autre centre de traitement où un nouveau triage permet de vérifier le nombre et la valeur des chèques reçus. Enfin, ils sont triés encore une fois par succursale détentrice du compte.

Il s'agit d'un processus long et fastidieux. Un chèque qui ne peut être honoré peut passer jusqu'à huit fois dans les lecteurs et trieurs et être transporté jusqu'à quatre fois. Le système de compensation électronique sera moins dépendant des réseaux de transport aérien et de surface, ce qui en réduira la vulnérabilité aux retards.

Pour les consommateurs et les entreprises du Canada, le nouveau système ne modifiera pas la façon de faire des chèques et d'en déposer. De plus, les institutions financières achemineront toujours les chèques déposés à des centres de traitement régionaux.

C'est à cette étape que le processus changera. Le montant du chèque, les données de sa ligne de code électronique et une image numérisée du recto et du verso du chèque seront saisis. Plutôt que d'expédier le chèque même, le centre de traitement transmettra l'image numérisée à l'institution détenant le compte sur lequel le chèque a été tiré, ce qui rendra le délai de transit pour ainsi dire nul.

Après la transmission de l'image numérisée à l'institution concernée, le chèque papier sera détruit. Les consommateurs, au lieu de recevoir les chèques annulés, recevront un « relevé d'images » sur lequel seront reproduites des copies des chèques tirés sur leur compte. Ils auront aussi accès en direct aux images dans le cadre des services bancaires électroniques. Les images pourraient aussi être offertes au client sur CD-ROM.

Certaines institutions financières du Canada ont déjà amorcé partiellement le passage à l'imagerie des chèques, notamment les coopératives de crédit des quatre provinces de l'Ouest. Celles-ci offrent depuis quelque temps déjà ces services aux consommateurs et aux entreprises et la tendance devrait s'accentuer d'ici la date limite de 2006.

Pour plus de détails sur l'imagerie des chèques, consultez le site Web de l'ACP à l'adresse www.cdnpay.ca.

L'imagerie dans d'autre pays

  • Les États-Unis ont compensé plus de 42 milliards de chèques en 2002, soit plus que tous les chèques encaissés dans le reste du monde industrialisé.
  • Singapour, avec ses 134 institutions financières et plus de 500 succursales, a un volume annuel de l'ordre de 92 millions de chèques. La banque centrale du pays a été la première à mettre en place un programme de saisie électronique des chèques dans les années 1980.
  • En Espagne, en 2000, 99,6 % des opérations bancaires ont été compensées sans échange physique de documents.
  • En 1999, 2,8 milliards de chèques ont été compensés au Royaume-Uni et 810 millions en Australie.
  • Sept grandes banques de Hongkong utilisent le système d'imagerie des chèques pour traiter quelque 300 000 chèques par jour, ce qui représente environ 50 % de la valeur totale de chèques sur ce marché.

Source : Association canadienne des paiements


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