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Une année de célébrations 

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Carrière > Article de fond

Une année de célébrations

CGA Magazine souligne le centenaire de l’Association en s’entretenant avec des CGA de partout au pays sur l’importance de leur titre dans leur parcours professionnel.


« Une organisation qui demeure actuelle et branchée sur la réalité survit et prospère. CGA-Canada est de cette trempe. » Voilà ce qu’affirme le vice-président à l’administration et aux finances de l’Université de Brandon, Scott Lamont, CGA.

Il y a maintenant 100 ans que CGA-Canada « survit et prospère ». Fière d’un siècle de réalisations, elle est issue de la vision de John Leslie, qui, en 1908, s’est acquis l’amitié et l’appui de comptables aux vues similaires pour fonder une organisation conviviale axée sur les services aux membres – et bien plus. Si l’Association a su s’adapter à la complexité croissante du monde des affaires, c’est grâce aux efforts de nombreuses personnes de milieux, de talents et d’expérience différents.

Des milliers de visages ont formé la vision et la mission de CGA-Canada. Voici quelques-uns d’entre eux. Ensemble, ces CGA laissent entrevoir pourquoi l’Association restera toujours une figure de proue.

Xiaofei Song, professeure d'université

Enseigner la comptabilité de gestion et l’analyse des états financiers aux comptables en herbe de l’Université Saint Mary’s, à Halifax, n’a rien de sorcier pour Xiaofei Song, CGA. Mme Song enseigne à ce prestigieux établissement depuis neuf ans. Elle a aussi enseigné à l’Université Pace, à New York, au Baruch College de la City University of New York, et à l’Université Fudan, à Shanghaï.

Mme Song est CGA depuis 2004. Elle a réussi le programme d’admission des professeurs d’expérience de CGA-Canada, conçu pour les enseignants des niveaux postsecondaires. Mme Song possède un doctorat en comptabilité de la City University of New York et un M.B.A. de l’Université Saint Mary’s (1991), en plus d’une maîtrise en organisation industrielle de l’Université Jiaotong, à Shanghaï. Les résultats de ses recherches sur la présentation de l’information financière et la prévision des résultats ont été publiés dans des revues spécialisées influentes comme le Journal of Accounting, Auditing, and Finance.

Mme Song rédige actuellement la 2e édition d’un manuel dont elle est coauteure, Financial Accounting – Impact on Decision Makers. Son engagement à l’égard de la profession se manifeste par sa participation au comité de la formation et de l’expérience pratique et au comité de marketing de CGA-Nouvelle-Écosse.

Le fait qu’un grand nombre de ses étudiants se destinent à devenir professionnels comptables a inspiré Mme Song à devenir CGA. « J’enseigne à beaucoup d’étudiants au M.B.A. qui sont intéressés par le programme d’études des CGA. Je peux maintenant parler des avantages de ce titre en connaissance de cause. Le programme d’études des CGA est solide mais flexible. C’est un de ses principaux avantages. Mais attention! Il n’est pas pour autant plus facile qu’un autre programme d’études en comptabilité. »

Sa passion pour l’enseignement s’ajoute à celle qu’elle voue à sa famille. « J’ai deux garçons de 6 et 10 ans qui jouent au hockey. Alors mon principal passe-temps, actuellement, c’est de les regarder jouer et pratiquer », dit-elle en riant.

Pierre Samson, consultant

Selon Pierre Samson, FCGA, président et fondateur de Samson & Associés, un des plus grands cabinets d’experts-conseils de région de la capitale nationale, le titre de FCGA est le joyau d’une carrière riche en réalisations. « Être CGA m’a donné la confiance et la crédibilité dont j’avais besoin pour monter dans la hiérarchie fédérale et devenir, en sept ans, gestionnaire de la vérification. » On lui a même offert un poste de direction au Bureau du vérificateur général, mais il a choisi de se lancer en affaires.

Le cabinet dont il était l’unique employé, en 1990, compte aujourd’hui 60 employés et 6 M$ de produits annuellement. En 2001, le cabinet est devenu le fier propriétaire d’un magnifique immeuble patrimonial, un des rares ayant survécu au grand incendie de 1900.

Maints organismes fédéraux ont bénéficié des services de Samson & Associés (Santé Canada, Défense nationale, Service correctionnel, Pêches et Océans, Commission canadienne de sûreté nucléaire, Agence canadienne de développement international, Patrimoine canadien, etc.), et M. Samson a signé beaucoup d’articles sur la modernisation de la fonction de contrôleur, la Stratégie d’information financière (SIF) du gouvernement fédéral et la formation relative à la SIF.

M. Samson dit qu’il doit au titre de CGA ses nombreuses chances d’avancement et la belle vie qu’il mène avec sa famille. Il exprime sa reconnaissance en aidant la profession. Comme président de l’Ordre des CGA du Québec, il est au cœur de la bataille pour l’obtention des pleins droits d’exercice pour les CGA dans la province. Le projet de loi 46, qui traite de ces droits, a été présenté à l’Assemblée nationale et devrait être adopté sous peu. M. Samson fait également partie du comité administratif de CGA-Canada, où il apporte une précieuse perspective stratégique.

M. Samson sait aussi profiter de la vie et joue au golf ou au hockey plusieurs fois par semaine. Les dimanches, dit-il, « le jardinage et le barbecue l’emportent sur le BlackBerry! ».

Jean L. Laporte, fonctionnaire

Le directeur général des services intégrés au Bureau de la sécurité des transports du Canada, Jean L. Laporte, FCGA, dit que le titre de CGA l’a mené au sommet. Embauché il y a 22 ans au terme du programme de formation des agents financiers, il est ensuite devenu CGA et n’a jamais eu de regrets. Il est devenu directeur financier de l’organisme.

« Mes études de CGA m’ont donné des compétences que j’applique au quotidien. Elles m’ont aussi donné les habiletés et les connaissances techniques requises pour analyser et résoudre des problèmes de gestion financière, ainsi que les compétences financières utiles à la prise de décision. Dans mon travail, je dois examiner les demandes de financement d’un œil critique. Ma formation de CGA m’a donné les qualités nécessaires pour remplir efficacement cet office. »

M. Laporte est un leader respecté du milieu des finances fédérales. Il a joué un rôle majeur auprès de CGA-Canada et du contrôleur général du Canada, M. Charles-Antoine St-Jean, lors de la création du programme pour cadres supérieurs destiné aux fonctionnaires fédéraux.

Il a œuvré auprès du Conseil du Trésor et été président de l’Institut de la gestion financière, où il a modernisé la gouvernance et le fonctionnement. Il a encouragé la collaboration entre les associations de CGA, CMA et CA à l’échelle nationale et provinciale.

M. Laporte est membre fondateur du Groupe d’action des finances pour les petits organismes, dont il a été président pendant huit ans. Sous sa direction, les agents financiers des petits organismes se sont unis pour transmettre leurs inquiétudes aux agences centrales fédérales, partager des pratiques exemplaires et mettre en œuvre d’importants changements.

Il est bénévole auprès des Scouts et ne se lasse pas de promouvoir sa profession dans les discours et exposés qu’il donne partout au pays. Il dit devoir beaucoup au titre de CGA : « C’est un ticket d’entrée. On reconnaît les compétences d’un CGA immédiatement. »

Angela Guerra, vérificatrice

Angela Guerra, une nouvelle CGA, rêve d’un avenir sûr dans un monde incertain. Elle est CGA depuis environ un an et, déjà, elle est vérificatrice principale à Groupe Investors, à Winnipeg. Elle est responsable de la planification et de la coordination des missions de vérification de gestion, supervise le projet d’évaluation des facteurs de risque de fraude de la société et dirige la vérification des fonds commun de placement.

Même si elle est relativement nouvelle dans l’arène des affaires, Mme Guerra affirme que son titre lui a déjà donné la crédibilité et les compétences nécessaires pour être promue rapidement : « Je doute que j’aurais occupé mon poste actuel aussi vite si je n’étais pas CGA. »

Le nom de cette femme performante a figuré au palmarès du doyen, à l’université, et elle a récolté des bourses et des prix, dont, en 2005, le prix d’excellence accordé par CGA-Manitoba. Ses objectifs de carrière sont très ambitieux et elle vise la haute direction à Groupe Investors. « Avec mon diplôme en commerce, mon titre de CGA, du travail acharné et du dévouement, j’atteindrai mes buts. »

C’est le message que Mme Guerra transmet aux étudiants. « Le principal avantage du titre de CGA est l’immense potentiel qu’il représente. Les CGA travaillent dans toutes les branches de l’industrie et occupent des fonctions variées. Nous avons l’embarras du choix. »

Scott Lamont, administrateur

Le vice-président à l’administration et aux finances de l’Université de Brandon, au Manitoba, Scott Lamont, CGA, a bâti une brillante carrière à parti de son titre. Deux de ses enfants marchent d’ailleurs dans ses traces et étudient pour devenir CGA.

La raison pour laquelle il voulu être CGA et l’importance que ce titre représente pour lui ont changé au fil du temps. « Au début, je m’intéressais surtout à l’agriculture et je croyais qu’acquérir de l’expérience en comptabilité constituerait un atout. » Sa formation comptable lui a cependant permis d’accepter le poste de contrôleur à Redfern Farm Services. « Finalement, c’est mon diplôme en agriculture qui est devenu un atout! »

Avant d’obtenir le titre de CGA, en 1990, ses compétences et les responsabilités de gestion liées à son rôle se sont considérablement accrues. Il était prêt à relever de nouveaux défis. En 1992, il est devenu directeur des services financiers et comptables à l’Université de Brandon. « Le titre de CGA a mis ce poste à ma portée. »

En 1996, on l’a promu à son poste actuel. M. Lamont s’occupe des finances, de la comptabilité, des ressources humaines, des relations de travail, des sports et loisirs, et de maintes responsabilités propres aux cadres supérieurs : planification de gestion, communications, relations gouvernementales et institutionnelles. « Tous nos administrateurs comptables sont des CGA ou étudient pour le devenir. J’en suis très fier. Aucun autre titre professionnel canadien n’offre une meilleure préparation aux affaires. »

M. Lamont participe également à la vie communautaire : productions théâtrales, cours de préparation au mariage, comité de planification stratégique de la police de Brandon, direction musicale de deux églises locales.

Lorsqu’il parle de comptabilité et du titre de CGA, il s’enthousiasme : « Les possibilités n’ont de limite que votre propre capacité et votre imagination. »

Rebecca Braun, promotrice immobilière

Rebecca Braun, CGA, vice-présidente aux finances à Hopewell Residential Communities Inc., une société albertaine d’aménagement de terrains, a toujours été attirée par la comptabilité.

« Enfant, je regardais avec fascination les commis de banque additionner leurs piles de chèques. J’allais à l’entreprise de mon père et je faisais comme eux. C’est sûr, j’ai trouvé de l’emploi dans ce domaine! Et j’ai acquis une expérience précieuse en comptabilité. »

Mme Braun a enseigné la musique à son compte pendant quelques années, mais l’attrait de la comptabilité l’a ramenée dans les affaires lorsque, au début des années 1990, un CA l’a encouragée à devenir CGA. « Et je suis toujours les bons conseils », dit-elle. Le titre de CGA lui a donné la crédibilité et les compétences pour réaliser des tâches de plus en plus exigeantes. Elle supervise aujourd’hui toutes les activités financières et comptables de son employeur. Elle négocie le financement des terrains, des actifs et des diverses phases d’aménagement des terrains, et s’occupe de ressources humaines. « J’ai la chance de travailler avec d’autres CGA, et nous encourageons les autres membres de l’équipe à devenir CGA eux aussi. »

Mme Braun met son talent au service de la collectivité comme membre du conseil de la Master’s Academy et fait du bénévolat, notamment à Meals on Wheels, au Inn from the Cold et à la banque alimentaire de Calgary. Le comité consultatif sur les plaintes de CGA-Alberta, et, récemment, le conseil d’administration de cette association bénéficient aussi de ses compétences.

Pour Mme Braun, qui s’apprête à faire un M.B.A., « la chose la plus intéressante, lorsqu’on devient CGA, c’est le lien immédiat qui se créé avec les autres CGA et le réseautage instantané. Le programme d’études des CGA est rigoureux et c’est parfait. Je sais que lorsque je traite avec un CGA, je m’adresse à quelqu’un qui possède une connaissance approfondie de la comptabilité et une ferme détermination. »

Adriana Ruso, comptable, triple résultat

Pour la nouvelle immigrante qu’elle était, il y a 13 ans, le titre de CGA représentait pour Adriana Ruso un passeport vers le succès. Originaire de Bucarest, Mme Ruso a quitté sa Roumanie natale en 1994 après y avoir commencé sa carrière en comptabilité.

Le programme d’études des CGA était parfait pour elle. « J’ai pu étudier et travailler à temps plein tout en fondant une famille. Cette flexibilité, dont j’avais besoin, a contribué à ma réussite professionnelle. »

Mme Ruso est directrice des finances à Ecotrust Canada, un organisme vancouvérois voué à l’établissement, dans les agglomérations côtières de la Colombie-Britannique, d’une économie soucieuse de la conservation. Elle s’occupe de comptabilité, de présentation de l’information financière et de budgétisation, et participe à la planification stratégique et au plan d’activités de l’organisme.

Mme Ruso, qui a récemment escaladé le mont Everest jusqu’au camp de base, croit qu’être CGA a facilité son ascension professionnelle. « Je veux devenir directrice financière. Le titre de CGA, et surtout la formation CGA, m’aidera à conquérir ce sommet. »

Le bénévolat, notamment dans sa section de CGA et à l’Association canadienne pour la santé mentale, occupe une grande place dans sa vie. Parce qu’elle est CGA, les conseils d’administration la courtisent. « Les gens savent que les CGA respectent des normes professionnelles élevées, ce qui se reflète toujours dans d’autres aspects de nos vies. L’éthique devient une seconde nature. »

Le programme d’études des CGA a appris à Mme Ruso à établir ses priorités et un équilibre dans sa vie. « Après cela, il devient facile de bien répartir son temps en toute circonstance. »

Plus forts et plus présents... dans le monde

En résumé, dit Pierre Samson, « les CGA peuvent mettre à profit leur riche histoire, leur vaste expérience et leurs compétences nombreuses et variées pour apporter une importante contribution à la profession comptable, ici comme ailleurs. Le titre de CGA a ceci en commun avec le Canada qu’il s’est construit d’un océan à l’autre, et qu’il laisse maintenant sa marque dans le monde entier. »

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