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Pour une main-d’œuvre qualifiée 

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Perspective

Pour une main-d’œuvre qualifiée



Afin de relever les nouveaux défis économiques, le Canada doit s’efforcer de former une main-d’œuvre hautement qualifiée et favoriser une culture axée sur l’apprentissage continu. Le bien-être collectif à long terme en dépend.

Si dans l’Ouest, les affiches « personnel demandé » foisonnent, au centre du pays les temps sont plus durs. Les emplois manuels traditionnels comme ceux du secteur de l’automobile se raréfient et disparaissent. Dans l’Est, on s’inquiète de l’exode des cerveaux.

Les économistes prédisent des changements de fond. Les baby-boomers prendront leur retraite en nombre croissant, et on prévoit de graves manques de personnel spécialisé. Comment relever ces défis? C’est la question qu’a posée CGA-Canada, ces derniers mois, lors d’une série de tables rondes. Parmi les questions étudiées :

  • Les partenariats actuels entre gouvernements, entreprises et syndicats se sont-ils avérés efficaces?
  • Comment les gouvernements peuvent-ils appuyer la formation en milieu de travail; y a-t-il lieu de le faire?
  • Comment réduire les obstacles que doivent surmonter les Autochtones?
  • Quel devrait être le rôle du secteur privé?
  • Quel devrait être celui des employeurs et des associations professionnelles?

Nombre d’entre nous commencent à réaliser à quel point un faible niveau de compétences peut avoir un effet désastreux sur notre bien-être économique. Pourtant, il est difficile de mesurer de façon convaincante le rendement du capital investi en formation. Et jusqu’à maintenant, les investissements du secteur privé dans la formation en cours d’emploi et la formation continue ont été minimes.

Les administrations publiques et le secteur privé reconnaissent en principe le besoin de formation, mais agissent-ils assez vite? De l’avis de tous, on pourrait faire bien plus qu’à l’heure actuelle. Le pays n’a pas été trop touché par le récent ralentissement économique aux États-Unis, mais la situation pourrait changer si le Canada ne fait pas l’essentiel dès maintenant.

Le climat économique évolue rapidement et on ne peut compter éternellement sur une conjoncture favorable. S’il privilégie une culture axée sur les compétences spécialisées et l’employabilité des Canadiens, le pays sera mieux protégé contre les perturbations certaines à venir.

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