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L’as des systèmes d’information au Canada 

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L’as des systèmes d’information au Canada

Le magazine Canadian Business a inscrit le Terre-Neuvien Rick Green, CGA, à son palmarès des cadres exceptionnels à titre de meilleur directeur des systèmes d’information en 2007. Voici pourquoi.


Le travail de Rick Green peut ne pas sembler très enviable. Gérer les biens informatiques d’une entreprise qui, comme CHC Helicopters Corporation, conjugue croissance et acquisitions, est une tâche complexe. La société exploite un parc de 255 aéronefs, dans 35 pays, et sert principalement le secteur pétrolier et gazier. Ses biens sont donc répartis dans des régions éloignées du globe telles que le Nigeria, l’Asie du Sud-Est et la mer du Nord. Les systèmes dont M. Green est responsable relient plus de 2 000 PC utilisés pour environ 3 500 employés, peuvent retracer jusqu’à 40 000 pièces pour 16 types d’aéronefs et assurent la surveillance des données relatives au actifs et aux finances partout où CHC fait des affaires. La plupart du temps, le simple fait de maintenir la connexion du réseau par satellite relève de l’exploit – que dire alors quand il s’agit d’améliorer la performance grâce aux technologies de l’information?

Malgré de tels défis, M. Green a prouvé ces trois dernières années qu’il est un cadre fiable et indispensable, capable de modifier le rôle que joue la technologie au sein de l’entreprise. Une telle attitude s’inscrit parfaitement dans les efforts déployés par CHC en vue d’une restructuration. « Il est très déterminé, très dévoué. C’est probablement un des travailleurs les plus acharnés que je connaisse, affirme un vieux collègue, le président et chef de la direction, Sylvain Allard. Il trouve des problèmes, mais il trouve également, dans chaque cas, des solutions. Voilà qui est bien! Trouver une multitude de problèmes, c’est facile, mais les résoudre rapidement, c’est une autre histoire. »

M. Green dispose d’un atout marqué : il n’est pas technologue. De fait, il est comptable. En 1986, ce natif de St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, a commencé à travailler pour le service financier de Sealand Helicopters, le prédécesseur de CHC fondé par Craig Dobbin, et a œuvré au sein de divers services liés aux finances. Lorsque M. Allard a été promu, en 1994, pour diriger les activités internationales de l’entreprise à partir de Richmond, en Colombie-Britannique, c’est à M. Green qu’il a tout de suite demandé de devenir vice-président aux finances. Et au bout de cinq ans, il a invité M. Green à revenir à St. John’s, où le CGA devait faciliter l’intégration d’une série d’acquisitions en tant que vice-président à la planification.

Ainsi, M. Green connaît parfaitement les affaires de CHC et a établi des relations de travail de longue date avec de nombreux cadres intermédiaires et supérieurs. En 2003, lorsque les clients, des multinationales du secteur pétrolier et gazier, ont demandé à CHC d’uniformiser ses opérations à l’échelle mondiale – plutôt que d’agir comme une simple société de portefeuille à l’égard des entreprises de services d’hélicoptères hétérogènes qu’elle avait acquises – M. Green était tout désigné pour uniformiser la technologie devant étayer la transformation. À compter de 2004, il a procédé à l’intégration des services des TI de huit groupes d’affaires distincts – ainsi que de ceux des entreprises acquises aux Pays-Bas, au Brésil et aux États-Unis.

M. Green a implanté trois systèmes de base pour le suivi et la communication en matière de finances, pour les dossiers d’entretien et les dossiers techniques ainsi que pour le suivi relatif à la logistique et aux stocks pour l’entretien, les réparations et la révision. « Si une personne en Thaïlande parle de pièces avec quelqu’un de Richmond, et qu’ils ont devant les yeux la même liste, la conversation ne porte plus sur la disponibilité des pièces, mais sur la manière de les transporter vers la Thaïlande, explique-t-il. La transparence et la communication constituent le véritable moteur de l’organisation. Si on en établit les bases, tous les progrès sont possibles, parce que tous parlent le même langage et visent l’amélioration continue. »

La transformation comportait également un volet culturel. M. Green a pris grand soin d’obtenir l’appui de ses 43 employés répartis dans le monde et de concentrer leurs efforts sur la réussite de l’entreprise. Il a d’abord radié « TI » du vocabulaire de l’organisation pour le remplacer par « Systèmes et solutions mondiales ». « C’était comme si les TI étaient un service en arrière-plan, n’ajoutant aucune valeur à l’entreprise. Le progrès s’en trouvait freiné », expose-t-il.

Les Systèmes et solutions mondiales demeurent étroitement liés aux besoins de l’exploitation parce que M. Green assure la collaboration des équipes techniques avec les gestionnaires locaux et réunit souvent les dirigeants pour discuter de leur manière d’utiliser les systèmes. Être à l’écoute des besoins régionaux s’avère essentiel, notamment parce que cela lui permet de découvrir l’usage que font certains employés des logiciels de gestion de la relation avec la clientèle – et de dégager une approche uniforme.

L’intégration étant réalisée à environ 80 % et se trouvant en bonne voie d’être terminée l’an prochain, M. Green peut profiter de l’uniformisation des systèmes et instaurer des méthodes qui permettent de mieux suivre la performance. Fidèle à son point de vue d’homme d’affaires en matière de technologie, il préfère améliorer les processus internes qu’élaborer de nouveaux logiciels. « C’est une chose d’implanter des systèmes à l’échelle du globe pour que tous puissent, autant que possible, accéder aux mêmes données, explique-t-il, mais c’en est une autre de savoir si tous les processus connexes sont efficients et efficaces. »

Seule une personne qui connaît parfaitement CHC peut déterminer si tel est le cas.


Relever les défis avec confiance

Rick Green, B. Com., CGA, a terminé le Programme d’études professionnelles des CGA en 1995 et, en tant que directeur des systèmes d’information de CHC Helicopters Corporation, met quotidiennement à profit les compétences qu’il y a acquises. « Le programme d’études des CGA m’a donné confiance, explique-t-il. On nous a appris à aborder les problèmes selon diverses perspectives. » Il évoque maints exemples de la contribution de son titre de CGA à sa réussite actuelle, tant en matière d’exploitation et de ressources humaines que de stratégie financière, d’analyse et de compétences générales en gestion. C’est dans le cadre de la composante TI du programme d’études des CGA qu’il a examiné de près les systèmes et les solutions d’information pour la première fois. Il apprécie la formation professionnelle continue et les activités de réseautage des CGA.

M. Green est fier de sa nomination de meilleur directeur des systèmes d’information en 2007 par le magazine Canadian Business. « C’est un honneur et un privilège. Il est bon de savoir qu’on est reconnu et que les années de travail portent fruit. » Tous les matins, M. Green se lève avec l’envie de travailler et dit que malgré la pression liée à son poste, il est ravi de savoir que chaque jour sera différent des autres et l’amènera à collaborer avec une équipe remarquable. Résoudre des situations difficiles le motive; il avoue « s’ennuyer un peu » si le travail ne comporte pas assez de défis.

À son avis, la mondialisation constitue un des principaux facteurs qui façonnent le domaine. « La relève, en finance, ne peut se cantonner aux questions provinciales ou nationales. Beaucoup d’entreprises font des affaires à l’échelle internationale, et les professionnels de la finance doivent adopter une perspective globale des entreprises pour lesquelles ils travaillent. »

Même s’il a besoin des défis quotidiens au bureau, il compense ses journées de travail de 12 heures en libérant ses fins de semaine pour aller au chalet, marcher et jouer au golf. Il aime aussi voyager pour le plaisir et, quand il peut se permettre une courte pause, lire tranquillement un bon journal.

Que réserve l’avenir après une brillante carrière et une nomination comme as des systèmes d’information? « La retraite? », suggère M. Green en riant. Il vise cependant encore quelques objectifs de carrière et souhaite diriger un jour une entreprise. Mais dans un avenir prévisible, il compte rester à son poste trépidant et parfois imprévisible qui, au réveil, le rend impatient de connaître les défis de la journée.

– Doris Hollett


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