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Le piège de l’étau 

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Le piège de l’étau


Selon Lénine, pour écraser la bourgeoisie, il faut la coincer dans l’étau des impôts et de l’inflation. Vu la tempête qui a frappé les marchés financiers, il faut planifier sa retraite selon certains principes de base, pour éviter l’étau évoqué par Lénine. L’accumulation d’inconnues rend complexe la planification de la retraite : années restant avant la retraite, espérance de vie, taux d’inflation, taux de rendement après impôts, santé et style de vie souhaité. Comment gérer son portefeuille en tenant compte de ces facteurs?

Il est généralement admis que les marchandises sont plus risquées que les actions; les actions, plus risquées que les obligations; et les obligations, plus risquées que les dépôts à terme. Des études fiables montrent toutefois que, sur une longue période – disons, 30 ans –, les actions ne sont pas plus risquées que les obligations et qu’elles offrent un bien meilleur taux de rendement réel.

La probabilité de rendements négatifs décroît avec le temps, peu importe la répartition des actifs d’un portefeuille. En effet, pour toutes les catégories d’actifs, cette probabilité devient nulle après 10 ans. Il serait même prudent d’investir une part importante de la portion à long terme de son portefeuille dans des actions afin de profiter des taux de rendement les plus élevés.

Il faut aussi tenir compte d’autres facteurs : inflation, taux d’imposition et report d’imposition. Le rendement réel des placements est réduit par l’inflation. Certaines catégories d’actifs garantis, comme les obligations d’État, les CPG et les bons du Trésor, perdent de la valeur avec le temps, et la ponction fiscale est immédiate.

La ponction varie considérablement selon la catégorie d’actifs. Par exemple, le taux d’imposition sur le revenu d’intérêt est d’environ 46 % contre 23 % sur les gains en capital. En supposant un taux d’inflation de 3 %, une obligation qui porte intérêt à un taux de 5 % offre un rendement négatif de 0,3 % annuellement.

L’inflation réduit le rendement nominal des placements et les impôts réduisent notre revenu. Toutefois, il faut être en mesure de tolérer à court terme les fluctuations des placements en actions. Les études théoriques évaluant le risque à long terme des actions, obligations et marchandises ne vous seront d’aucune utilité si les fluctuations du marché vous empêchent de dormir. Mais pour éviter d’être coincé dans l’étau, il faut planifier à long terme.

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