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FROM: JANV.-FÉVR. 2009 | BY GABRIEL VITUS
L’invention de la presse à imprimer a marqué un tournant dans l’histoire en permettant aux livres – et au savoir – de se répandre comme une traînée de poudre. Les connaissances ainsi transmises ont donné naissance à des idées, lesquelles ont mené à des découvertes scientifiques et technologiques majeures. Grâce à l’imprimerie, il devenait possible de voyager dans le temps et l’espace, et d’apprendre des faits s’étant produits à des kilomètres ou il y a très longtemps.
L’avènement du Web dit « 1.0 », au début des années 1990, est un autre moment fort de l’histoire. Ce support électronique technologiquement avancé capable de garder de l’information, de même que les technologies connexes, a facilité l’accès à un gros volume de connaissances et a révolutionné notre façon de créer, de mettre à jour, de classifier, de distribuer et d’archiver les connaissances.
La communication permet de collaborer à la réalisation d’objectifs variés, d’établir des relations et de les gérer. Le réseautage social n’est pas un phénomène nouveau, et l’utilisation des réseaux sociaux pour augmenter le savoir existe depuis la nuit des temps. Actuellement, le développement soutenu d’Internet permet de créer et de tenir à jour des ensembles de connaissances multilatéraux, multidirectionnels et dynamiques dans un environnement intégré.
L’utilisation des moteurs de recherche a beaucoup amélioré la gestion du savoir sur le Web. Ils ont considérablement évolué et grâce à des algorithmes poussés, ils procurent à l’utilisateur des résultats de recherches complexes en quelques secondes. Le même travail effectué dans une bibliothèque de bonne taille prendrait des jours.
Tout cela nous amène à la prochaine étape de l’évolution du Web, le Web « 2.0 », comme l’a baptisé Tim O’Reilly en 2004. Le Web 2.0, d’après Wikipédia, tend essentiellement à mettre les technologies et le design Web au service de la créativité, du partage d’informations et, surtout, de la collaboration entre utilisateurs.
Les sites et les portails caractéristiques du Web 2.0 misent sur une collaboration enrichissante qui favorise l’augmentation des contenus et rend la visite plus intéressante pour l’utilisateur final. Pensons notamment à Wikipédia, eBay, Amazon, Flickr, YouTube, MySpace, del.icio.us, Facebook, Friendster et Second Life.
En janvier 2008, une étude publiée par IDC, un des plus importants fournisseurs mondiaux d’information commerciale, a révélé qu’une proportion fort considérable des entreprises asiatiques, soit près de 50 %, considèrent que les applications pour le Web 2.0 comportent des avantages commerciaux notables. La partie du sondage s’adressant aux entreprises comptait 80 questions posées par téléphone à 220 sociétés sur six marchés asiatiques (Australie, Chine, Hongkong, Inde, Corée et Singapour) et la partie concernant les consommateurs, 100 questions en ligne posées à 783 répondants répartis sur sept marchés (les marchés précédents et Taïwan).
Nombre d’entre nous commencent à comprendre les avantages du Web 2.0, et technologues, journalistes et futurologues y vont de leurs hypothèses sur les principales caractéristiques de la prochaine grande avancée technologique, le Web « 3.0 ». Selon certains, nous assisterons à la naissance du Web sémantique. Celui-ci constitue la prochaine étape vers l’intelligence artificielle puisque cette technologie suppose la production d’une information compréhensible par des ordinateurs.
Il a fallu des siècles pour inventer la presse à imprimer et des décennies pour créer le Web, mais il ne faudra que quelques années au Web 2.0 pour évoluer. La technologie nous aide comme jamais auparavant à gérer et à communiquer le savoir. Nous voici à l’ère de la collaboration.
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