Accueil   »  Tout sur CGA-Canada  »  CGA Magazine  »  2009  »  Janv.-Févr.  »  Répondre aux critiques
Fil RSS
Close

Envoyer à vos amis

* Votre nom :
* Votre adresse courriel :
* Adresse courriel du destinataire :
Message :
 

Répondre aux critiques 

Sélectionnez le numéro archivé que vous souhaitez consulter : 

Entreprise > Savoir-être

Répondre aux critiques

Évaluer les commentaires grâce à un simple outil.


Les critiques sont inévitables. Parfois, elles sont formulées comme un commentaire bienveillant ou un tuyau. Qu’elles surviennent dans votre vie professionnelle ou personnelle, c’est à votre avantage de les évaluer l’esprit ouvert.

Gardez l’esprit ouvert

Parce que les critiques sont souvent blessantes, la plupart des gens réagissent de deux façons : ils refusent catégoriquement et avec indignation de tenir compte du message et de la source, ou encore ils sont si perturbés qu’ils s’y attardent pendant des jours. Ces deux réactions sont destructives. Ne tombez pas dans le piège de rejeter d’emblée les critiques, car vous courez le risque de passer de la confiance à l’arrogance, et la différence entre les deux est bien mince. Souvent, il y a un fond de vérité dans les remarques et cela peut être avantageux d’y prêter attention. Mais ça ne sert à rien de vous laisser dévaster pour autant. La clé consiste à trouver une façon d’évaluer les critiques et d’y répondre. Il existe un outil efficace pour y arriver.

Sur une feuille de papier, dessinez une grille ou une fenêtre de deux carrés sur deux. Au-dessus des carrés, écrivez « non pertinent » et « pertinent », et sur le côté, « sans importance » et « important ». Chaque fois qu’on vous fait un commentaire négatif, évaluez la critique grâce à cet outil. Posez-vous deux questions :

  1. Est-ce que la critique est pertinente (c.-à-d. vraie)?
  2. Est-ce que le commentaire est important?

En utilisant cet outil, vous serez en mesure d’évaluer le commentaire. Seules les critiques qui se trouvent dans le 4e carré méritent votre attention. Vous pouvez fermer les yeux sur les autres sans problème. Dans le cas des trois premiers carrés, contentez-vous de répondre par une formule de politesse non compromettante et passez à autre chose.

Non pertinent et sans importance

Disons qu’un collègue, lors d’une discussion officieuse à la machine à café, vous fait remarquer que vous avez mal prononcé un mot, ce qui est faux. Dans ce cas, la critique n’est pas pertinente, ni importante. Répondez simplement quelque chose comme « Je vois pourquoi tu penses ça », et n’y repensez plus.

Pertinent, mais sans importance

Un autre collègue vous critique en raison d’un courriel contenant plusieurs fautes d’orthographe que vous lui avez envoyé. Dans ce cas-ci, les fautes d’orthographe sont compréhensibles puisque vous étiez pressé et ne vous êtes pas relu. Heureusement, le courriel n’a pas été distribué à grande échelle. Ici, le commentaire est pertinent, mais sans importance dans un contexte global. Encore une fois, répondez poliment, par exemple, « Merci de me l’avoir signalé ».

Non pertinent, mais important

Votre patron, qui soit dit en passant n’a aucun goût, vous fait remarquer au passage que vos souliers jurent avec votre tenue. Vous savez que la remarque n’est pas pertinente; cependant, en raison de la source (votre patron), c’est probablement important. Encore une fois, répondez avec courtoisie et passez à d’autres sujets plus pressants.

Pertinent et important

Votre gestionnaire vous dit que le rapport que vous avez envoyé aux cadres supérieurs contient plusieurs erreurs de calcul. Après vérification, vous réalisez qu’elle a raison. Ici, le commentaire est à la fois pertinent et important. C’est la seule critique qui mérite que vous consacriez votre énergie à régler le problème.

À toute critique pertinente, mais sans importance, répondez poliment : « Je vois pourquoi vous pensez ça », puis passez à autre chose, sûr de vous!

[ Haut de la page ]