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Quand l’échec mène à la réussite 

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D’entrée de jeu

Quand l’échec mène à la réussite


C’est l’année des dépôts de bilans historiques. Des géants comme General Motors, Chrysler et AbitibiBowater ont demandé la protection contre les créanciers dans l’espoir de se réinventer et de devenir rentables. GM a même redéfini sa mission, qui est devenue la réinvention.

En avril, la forestière AbitibiBowater, une des plus anciennes sociétés canadiennes et le plus grand producteur de papier journal au monde, a demandé, aux États-Unis, la protection du Chapitre 11 et, au Canada, une protection similaire en vertu de Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). Air Canada, malgré ses efforts, se dirige vers des cieux orageux et pourrait se placer sous la protection de la LACC pour une deuxième fois en six ans.

Une autre proposition en vertu du Chapitre 11 a fait couler de l’encre, en mai : les Coyotes de Phoenix ont entamé des procédures de faillite. Selon une source juridique, l’équipe de la LNH aurait des passifs de plus de 224 M$ et aurait perdu près de 400 M$ depuis qu’elle a quitté Winnipeg en 1996. Et ce sont les créanciers des deux côtés de la frontière qui en font les frais.

Et que dire des revers de GM et de Chrysler? En juin, les États-Unis, le Canada et l’Ontario ont renfloué GM en consentant des prêts totalisant 40 G$ US – du jamais vu! Même si cette situation a provoqué de puissants remous économiques, d’aucuns affirment que demander la protection de la loi sur les faillites a un côté positif. Selon l’ancien PDG d’Air Canada, Robert Milton, le recours à cette protection est « l’événement le plus libérateur qu’ait connu le transporteur »; cela lui a permis de s’éloigner du précipice.

Que l’on partage ou non cette opinion, une chose est sûre : la restructuration et le recours à la loi sur les faillites nécessitent les conseils judicieux de professionnels de la finance hautement compétents. Vu les dangers qui guettent les entreprises, petites et grandes, nous avons cru bon de publier deux articles de fond (Surmonter la tempête financière et Restructurer, pour s'offrir un avenir) sur le rôle des CGA et des évaluateurs d’entreprises dans la détermination de la valeur des sociétés en difficulté et la recherche de solutions autres que la liquidation.

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