| TIRÉ DU NUMÉRO : MAI-JUIN 2009 | |
PAR ANTHONY ARIGANELLO, CPA (DELAWARE), FCGA, PRÉSIDENT ET CHEF DE LA DIRECTION DE CGA-CANADA |
Si vous vous sentez stressés ces jours-ci, vous êtes loin d’être seuls. Plus de la moitié des 31 000 personnes interrogées dans le cadre d’une étude commandée par Santé Canada sur le conflit entre le travail et la vie personnelle ont rapporté des niveaux élevés de stress. Un répondant sur trois subit des niveaux élevés d’épuisement, et près de 20 % estiment que leur santé physique est moyenne ou mauvaise.
Il n’est pas surprenant que les employés anxieux et surchargés soient loin d’être aussi productifs que ceux qui jouissent d’une bonne santé mentale. Le stress ressenti, l’humeur dépressive et l’épuisement entraînent un absentéisme accru, une grande consommation de médicaments sur ordonnance et un recours plus fréquent aux programmes d’aide aux employés. Et il est fort probable que l’augmentation du stress au sein d’une organisation se traduise par une baisse de la créativité et de l’innovation, ce qui – on l’aura deviné – a une incidence négative sur le résultat et sur la compétitivité.
Heureusement, les employeurs et les employés peuvent agir pour réduire la pression au travail – et tirer profit de cette amélioration. Le stress en milieu de travail coûte aux contribuables canadiens environ 2,8 G$ par année en consultations médicales, séjours à l’hôpital et visites à l’urgence. De plus, 11 % des personnes interrogées disent qu’elles consomment des médicaments en guise de stratégie d’adaptation, et le recours aux antidépresseurs et aux tranquillisants connaît une hausse.
Le rapport, que l’on peut consulter sur le site Web de Santé Canada (www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/pubs/occup-travail/balancing-equilibre/index-fra.php), fournit une analyse du problème et présente une série de recommandations. Entre autres, les employeurs doivent permettre à leurs employés de sentir qu’ils ont un certain pouvoir sur leurs heures de travail et leur horaire. Le simple fait de mettre en place des politiques et des programmes favorisant l’équilibre travail/famille ne suffit pas. La véritable souplesse demande que les gestionnaires soient conciliants. Les employés, quant à eux, doivent cesser de croire qu’ils doivent endurer la situation et apprendre à établir des priorités, à déléguer et à séparer leur vie professionnelle de leur vie personnelle.
Je sais que cela peut sembler plus facile à dire qu’à faire, mais je crois qu’il n’est pas seulement possible de progresser en la matière, il est impératif de le faire. Grâce à une sensibilisation et à un engagement accrus, nous pouvons améliorer notre bien-être personnel et la santé de nos organisations, en commençant par apporter des modifications à petite échelle et en passant ensuite à des changements de fond.
[ Haut de la page ] |