Accueil   »  Tout sur CGA-Canada  »  CGA Magazine  »  2009  »  Nov.-Déc.  »  L’attitude negative
Fil RSS
Close

Envoyer à vos amis

* Votre nom :
* Votre adresse courriel :
* Adresse courriel du destinataire :
Message :
 

L’attitude negative 

Sélectionnez le numéro archivé que vous souhaitez consulter : 

Entreprise > Savoir-être

L’attitude negative

Comment débarrasser le bureau de cette toxine.


Des personnes négatives, on en a partout. Vous savez de qui je veux parler. Elles n’ont jamais rien d’aimable à dire sur quoi que ce soit ou qui que ce soit. Elles se morfondent au bureau, se perçoivent comme des victimes dans un monde qui conspire contre elles et savent toujours tout de suite pourquoi ça ne peut pas aller. Mais le pire, c’est que leurs commentaires acerbes finissent par démoraliser tout le monde.

Ce sont ces aspects « contagieux » et « toxiques » de l’attitude négative qui causent des ravages au bureau et qui occasionnent des ennuis indescriptibles aux gestionnaires. L’effet que produisent les personnes négatives est semblable à celui de gouttes de café qu’on laisse tomber dans un verre d’eau limpide : en tourbillonnant et en se dissipant, elles donnent à l’eau un aspect trouble. Quelques personnes négatives suffisent à ramollir le moral d’une équipe et à réduire la productivité. Vous vous demandez sans doute ce que vous pouvez faire à ce sujet.

D’abord, il faut vous désintoxiquer vous-même. C’est primordial, car vous ne pouvez espérer débarrasser les autres de leur attitude négative si vous contribuez vous-même à l’intoxication. Le moyen? Une attitude positive! Cela semble évident, mais la plupart des personnes ne font pas l’effort conscient d’adopter une attitude positive et succombent rapidement à l’atmosphère négative qui les entoure.

Une attitude positive est une qualité qu’il faut cultiver; il faut la semer, l’arroser, lui donner de la lumière et de l’engrais, la protéger des insectes prédateurs et des maladies, bref, lui permettre de croître et de fleurir. Cela demande de la surveillance et du travail. Reconnaissez que c’est vous qui choisissez quelle attitude vous adoptez, et ce, chaque jour. Lorsqu’il se produira des événements fâcheux (et c’est inévitable), il n’en tiendra qu’à vous de décider comment réagir. Allez-vous favoriser une attitude où tout semble possible, ou vous renfrogner en vous lamentant que le monde entier vous en veut?

Osez parler franchement et remettre en question les perceptions. Mettez en doute les mots comme « toujours » et « jamais ». Lorsqu’un collègue vous dira : « Ça ne sert à rien de dire quoi que ce soit, personne ne nous écoute jamais », arrêtez-le et demandez-lui : « Que veux-tu dire par “jamais”? La dernière fois que notre équipe a fait une suggestion aux Comptes fournisseurs, on a changé la procédure. »

Le discours des personnes négatives est ponctué de superlatifs; c’est pour faire de l’effet. Lorsque vous serez vous-même désintoxiqué, vous serez capable de résister à l’attitude négative des autres. Commencez en appliquant les quatre suggestions qui suivent.

Premièrement, devenez la source des rumeurs. De nombreux gestionnaires pensent que le meilleur moyen d’enrayer les commérages, c’est de les laisser courir. Ils ont tort. Le commérage est une tactique de prédilection pour les personnes négatives, mieux vaut en tirer parti – et dites-en plus que moins! Le commérage au bureau, ou la machine à rumeurs, est une des formes de communication les plus efficaces de l’entreprise. Au lieu de vous sentir frustré par les rumeurs, alimentez-les. Si vous offrez une information exacte, vous contrecarrerez les commérages dommageables dont se régalent les employés.

Deuxièmement, laissez les employés s’exprimer. Organisez des forums où ils pourront donner leur avis sur les politiques internes et les procédures. Répondez aux questions et aux préoccupations promptement. Si vous donnez aux employés une tribune pour discuter des problèmes entre eux, ils seront moins tentés d’adopter une attitude négative.

Troisièmement, sachez écouter. Il arrive que des personnes aient simplement besoin de faire entendre leur son de cloche; de se sentir respectées et écoutées. Soyez visible. Organisez des groupes de discussion ou de consultation de manière proactive, et répondez aux questions et aux préoccupations soulevées.

Quatrièmement, soyez « inclusif » dans vos communications. Donnez la même information à tout le monde en même temps. Si, par inadvertance, vous donnez une information différente à différentes personnes à des moments différents, vous alimenterez la machine à rumeurs et répandrez la toxine.

Ces conseils, sans être exhaustifs, devraient vous donner matière à réfléchir le temps de passer à l’action. Dites-vous bien qu’il est possible d’enrayer les attitudes négatives, à commencer par la vôtre.

[ Haut de la page ]