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Les systèmes d’information verts 

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Les systèmes d’information verts

Passez à des pratiques durables en matière d’informatique.


L’impact combiné de la récession mondiale et des changements climatiques se fait nettement sentir sur les systèmes d’information. En effet, en plus des inévitables réductions budgétaires qui accompagnent une économie peu performante, on parle de plus en plus d’« informatique durable » et de « TI vertes » dans les conseils d’administration, et les services des technologies de l’information se voient contraints de rectifier le tir en matière d’environnement.

Pourquoi prendre le virage vert?

Les pressions réglementaires visant à réduire l’empreinte carbone ont forcé les entreprises à adopter des pratiques durables, y compris pour les systèmes d’information. Il semble aussi que les consommateurs et autres parties prenantes veulent que les organisations soient socialement responsables et fassent un apport à la collectivité plutôt que de puiser constamment dans ses ressources. Sans compter les pressions concurrentielles liées au fait que toutes les entreprises semblent prendre le virage vert et le crient sur les toits, et que les clients sont sensibles à ce choix. Apporter des améliorations sur le plan de la durabilité et réduire les coûts des TI ne sont pas des mesures nécessairement incompatibles. En fait, elles peuvent aller de pair si on s’y prend bien.

Mesurer pour mieux gérer

La règle selon laquelle ce qui peut être mesuré peut être géré est également vraie en matière de consommation énergétique des TI. Heureusement, de nombreux paramètres permettent de fixer des objectifs et de mesurer les résultats. Les PME, par exemple, peuvent utiliser un calculateur d’empreinte carbone comme celui qu’offre l’Eco-Efficiency Centre de l’Université Dalhousie. Cet outil Excel gratuit et facile à utiliser permet d’établir des données de départ et de suivre l’effet des changements apportés. Les grandes entreprises, quant à elles, peuvent se procurer des outils de mesure distincts pour leurs centres de traitement, qui les aideront à surveiller de près leur consommation énergétique.

Un environnement de traitement vert

Selon le rapport Worldwide Server Power and Cooling Expense 2006-2010 Forecast, publié par IDC (en anglais), un serveur d’entreprise moyen fonctionne jour et nuit à 20 % de sa capacité. Sa consommation d’énergie a pratiquement doublé depuis la fin des années 1990. En outre, si on tient compte des coûts de refroidissement (évalués à 80 % des coûts d’alimentation), on constate que les possibilités d’économie sont évidentes.

Il y a plusieurs façons de réduire le nombre de serveurs. En ayant recours au traitement virtuel pour regrouper la charge de travail de plusieurs machines, on peut réaliser des économies. Il est souvent rentable d’investir dans un seul serveur de grande capacité et d’opter pour la virtualisation afin de répartir ses ressources à l’échelle d’environnements d’exécution multiples. On abaisse ainsi les coûts énergétiques, tout en économisant sur la maintenance et le matériel.

Parfois, on laisse de vieux serveurs en ligne indéfiniment pour éviter d’avoir à transférer les logiciels et les données dans un nouvel environnement. C’est un peu comme le vieux réfrigérateur dans le garage, plus énergivore que les nouveaux modèles, et on devrait s’en débarrasser. Le nouveau serveur devrait porter le sceau Energy StarMC et posséder les caractéristiques suivantes :

  • processus de fabrication écologique;
  • haut degré d’extensibilité;
  • petite dimension;
  • composantes recyclables;
  • fonctions évoluées de gestion de l’alimentation.

Il ne faut pas non plus négliger les questions liées à l’infrastructure, comme le refroidissement et l’éclairage du centre de traitement. Si ce dernier date de plus de 10 ans, le gros du matériel pour lequel il avait été prévu a probablement déjà été remplacé deux ou trois fois depuis, et il est sans doute temps de le rajeunir.

Votre ordinateur de bureau est-il vert?

D’après une publication de l’Université des Nations Unies Computers and the Environment (en anglais), le poids des combustibles fossiles requis pour fabriquer un ordinateur de bureau est plus de 10 fois supérieur à son poids. Si on ajoute à cela quelque 22 kg de produits chimiques et 1 500 kg d’eau, on mesure bien l’impact environnemental de l’ordinateur neuf convoité.

Puisque la plupart des applications d’entreprises n’exigent pas plus de puissance de traitement aujourd’hui qu’il y a 10 ans, il faut s’interroger sur la nécessité d’en acheter de nouvelles. On peut souvent opter pour des modifications simples plutôt que pour le remplacement. Ainsi, en ajoutant des RAM, un disque dur externe et un nouvel écran à un vieil ordinateur, il est possible d’en prolonger la durée de vie d’un an ou deux. Si vous décidez d’investir dans une nouvelle machine, il convient d’en vérifier les spécifications pour vous assurer d’obtenir la meilleure valeur à long terme combinée à la plus faible consommation d’énergie possible. Il est également avantageux de se débarrasser des vieux périphériques et d’opter pour des imprimantes et des scanneurs qui fonctionnent en réseau plutôt que pour des unités individuelles.

Coupez le courant

Il fut un temps où il était d’usage de laisser son ordinateur allumé en tout temps. Toutefois, même en hibernation un ordinateur consomme de l’énergie. Les TI vertes sont là pour rester. Alors, aussi bien suivre le mouvement et commencer à économiser dès maintenant, plutôt que d’attendre qu’un remplaçant le fasse à votre place.

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