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La télédiffusion des Olympiques 

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La télédiffusion des Olympiques

Neil O’Brien, CGA, gère les finances du Consortium médiatique canadien de diffusion olympique, l’organisme grâce auquel les Canadiens verront les Jeux.


Pendant 17 jours, les Jeux olympiques d’hiver de 2010 tenus à Vancouver garderont un vaste auditoire canadien rivé au petit écran. À cette occasion, le Consortium médiatique canadien de diffusion olympique (Consortium), issu d’un partenariat entre CTV Inc. et Rogers Media Inc., a la ferme intention de lui offrir une couverture médiatique sans précédent.

Afin que tout soit en ordre sur le plan comptable en vue de l’un des plus spectaculaires événements sportifs de tous les temps, le Consortium a nommé gestionnaire des finances Neil O’Brien, CGA, lequel est ravi d’être lié de près à cet événement historique.

« Le plus formidable, dans mon travail auprès de CTV, dit M. O’Brien, c’est de contribuer à présenter les Olympiques à l’auditoire canadien comme jamais auparavant. » Pour ce Torontois de 47 ans, la préparation des Jeux est une expérience exaltante.

« Un moment fort de mon travail a été l’occasion de rencontrer Brian Williams et de travailler avec lui. M. Williams est l’animateur d’Olympic Prime Time et il coanimera les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux. Il est commentateur des Jeux depuis les Jeux d’été de 1976 tenus à Montréal », explique M. O’Brien.

« Des médaillés nous ont également rendu visite : Catriona Le May Doan, Jamie Salé, David Pelletier », ajoute M. O’Brien, en précisant que d’autres célébrités ont également manifesté leur intérêt. Il se souvient entre autres de la visite de l’ancienne vedette de la LCF, Michael « Pinball » Clemons l’été dernier.

Pour M. O’Brien, la comptabilité est une seconde carrière. Après le secondaire, en 1980, il s’est lancé dans la charpenterie, où il a réalisé avec brio son apprentissage et compagnonnage. Puis, de 1988 à 1992, M. O’Brien a mis ses connaissances à profit en devenant entrepreneur en rénovations.

Au début des années 1990, le secteur de la construction a connu des moments difficiles en Ontario. C’est alors que M. O’Brien a décidé de suivre une autre voie et de devenir comptable. En 1992, il a été commis aux opérations bancaires à Scott’s Food Services, à Markham. Deux ans plus tard, il était commis aux comptes clients à Grenville Printing, à North York.

En 1996, M. O’Brien a obtenu un diplôme en comptabilité du Centennial College, à Scarborough, après cinq ans d’études à temps partiel, tandis qu’il travaillait à temps plein.

« J’ai choisi le titre de CGA en 1996 après en avoir discuté avec des collègues et des amis qui tenaient en haute estime le programme d’études des CGA. À mon avis, la formation en comptabilité offerte par les CGA est la plus complète. C’est également la plus souple, puisqu’il est possible d’étudier à temps partiel tout en conservant un emploi à temps plein », explique M. O’Brien.

En 1997, il a quitté Grenville pour accepter un poste d’analyste financier à Messier-Dowty Aerospace, à Ajax. « Pendant plus de sept ans, j’ai préparé des états financiers, analysé des coûts et colligé de l’information comptable relative aux immobilisations corporelles et à diverses activités ponctuelles. Ce travail m’a donné la chance d’aller à Paris et à Londres », se souvient-il.

En 2004, M. O’Brien a été analyste financier pour le Loyalty Management Group, le groupe responsable du programme de récompenses Air Miles. « J’avais comme principale responsabilité d’établir les coûts et d’en faire le suivi, et de préparer les budgets pour les TI », dit-il.

En 2006, M. O’Brien est devenu CGA et a signé un contrat avec la CIBC, à Toronto, pour travailler à titre d’analyste financier principal.

En 2008, toujours à contrat, il a été gestionnaire, Rapprochements, à Bell Canada, à Mississauga. M. O’Brien était chez Bell depuis peu lorsque l’occasion s’est présentée de faire partie du Consortium, dont le bureau était situé dans les locaux de CTV.

« Un recruteur a communiqué avec moi et CTV me semblait un endroit passionnant où travailler, surtout en tant que gestionnaire des finances pour le projet des Olympiques », dit M. O’Brien, qui est entré en fonction en novembre 2008.

Les principales tâches de M. O’Brien comprennent le suivi et le contrôle des coûts des nombreuses productions précédant les Olympiques. Il sert aussi d’agent de liaison auprès des producteurs et réalisateurs en ce qui concerne les coûts de leurs productions respectives.

« La plus grande difficulté, c’est d’expliquer des exigences financières à des gestionnaires qui ne s’occupent pas des finances. Beaucoup d’entre eux ont l’habitude de produire des films, mais puisqu’ils le font dans un cadre organisationnel, ils doivent également assurer le contrôle des coûts, produire des budgets et approuver des factures », ajoute M. O’Brien.

CTV et Rogers ont payé 90 M$ US les droits de diffusion des Jeux d’hiver de 2010, une somme près de trois fois plus élevée que les quelque 28 M$ US demandés à la SRC pour la diffusion des Jeux d’hiver de 2006, qui ont eu lieu à Turin, en Italie.

« D’habitude, les diffuseurs paient plus cher les droits de diffusion des Jeux qui se déroulent dans leur pays. En effet, l’auditoire tend à être plus vaste, puisqu’il se sent plus concerné, explique la chef des communications du Consortium, Pamela Mollica. Les diffuseurs étrangers qui sont situés dans le même fuseau horaire accordent également plus de valeur que ceux des autres pays aux droits de diffusion, puisque les activités se déroulent pendant les heures de grande écoute », ajoute-t-elle.

Au fil du temps, les droits de diffusion des Jeux d’hiver et d’été ont considérablement augmenté, car ce coût comprend la diffusion sur diverses plateformes; en ligne et mobile, par exemple. Ces moyens n’existaient pas auparavant. « Par conséquent, les diffuseurs peuvent maintenant offrir aux annonceurs des forfaits complets et intégrés », dit Mme Mollica.

Lorsque commenceront les Jeux d’hiver de 2010, le Consortium « offrira une couverture médiatique sans précédent en anglais, en français et en d’autres langues, sur de multiples plateformes : télévision, radio, Internet, médias imprimés. Les amateurs pourront même suivre les Jeux sur leur appareil mobile grâce à un partenariat avec Bell annoncé récemment », dit Mme Mollica.

Puisque les Jeux auront lieu en sol canadien, « la demande de diffusion devrait être élevée sur toutes les plateformes », ajoute Mme Mollica qui estime à 4 500 heures la couverture médiatique, sur 10 réseaux de télévision, 10 stations de radio, deux sites Web et une publication imprimée nationale.

Un autre diffuseur important, Olympic Broadcasting Services S.A., situé à Madrid, en Espagne, ouvre des bureaux dans les villes hôtes plusieurs années avant la tenue des Jeux. Une filiale, Olympic Broadcasting Services Vancouver (OBSV), formée en décembre 2006, est chargée des Jeux d’hiver de 2010.

La directrice de l’exploitation à l’OBSV, Nancy Lee, a été dirigeante et journaliste à CBC Sports et, en sa capacité professionnelle, a assisté à tous les Jeux d’hiver depuis les Jeux de Calgary en 1988. Mme Lee précise que l’OBSV s’acquitte de trois fonctions principales :

  • assurer la couverture de tous les événements sportifs ainsi que des cérémonies de remise des médailles, d’ouverture (le 12 février) et de clôture (le 28 février) des Jeux d’hiver de 2010;
  • fournir des installations unilatérales aux titulaires de droits de diffusion internationaux et faire en sorte que la transmission s’opère de l’endroit où se déroulent les activités sportives vers les centres de diffusion, puis les pays hôtes;
  • assurer la construction d’une installation temporaire de diffusion qui fonctionne jour et nuit et qui sera, pour l’occasion, la plus vaste au monde.

L’OBSV aménage deux centres de diffusion internationaux, un au centre des congrès, au centre-ville de Vancouver, et un autre au centre des congrès de Whistler. La construction a duré d’août à décembre 2009; une fois terminées, les installations accueilleront quelque 7 200 travailleurs de toute provenance chargés de la diffusion et du soutien technique.

En période de pointe, l’OBSV comptera 2 400 salariés, dont plus de 90 % travailleront pendant trois semaines seulement en février 2010 (production, réalisation, prise de vues, graphisme). Quelque 120 personnes travaillent ensemble depuis l’étape de la planification, qui a commencé il y a trois ans déjà.

L’OBSV a aménagé des installations pour présenter tous les sports. « Il faut amener le matériel à des endroits difficiles d’accès quand les épreuves ont lieu en montagne, dit Mme Lee. Lorsque les téléspectateurs verront les tribunes (pour le ski alpin ou nordique, par exemple), ils verront aussi des mini-roulottes. C’est là que seront postés les commentateurs. Il faudra monter les caméras, le mobilier et les téléviseurs, et la pente est longue; mais c’est notre travail, » dit-elle.

En arrière-scène, les techniciens y mettront du leur pour que les téléspectateurs puissent tout voir. Lorsque les téléspectateurs regarderont un athlète de ski alpin dévaler la pente, par exemple, ils pourront également voir la performance du meneur et ainsi comparer les deux. Dans les épreuves de ski nordique, une ligne imaginaire indiquera la marque à battre.

Selon Mme Lee, l’essentiel de la préparation en vue de la diffusion doit être fait plusieurs années avant la tenue de l’événement. « Le cycle de planification s’étend sur environ quatre ans. Un an et demi avant le début des Jeux, les titulaires des droits doivent nous dire de combien d’espace ils auront besoin dans le centre de diffusion. Ensuite, nous devons considérer toutes les demandes et les concilier. C’est comme faire un casse-tête géant. »

C’est également au cours de cette période que les titulaires des droits budgètent les coûts d’aménagement. Les soumissions relatives aux installations sportives reflètent, en partie, le montant prévu pour la production et les recettes attendues, d’après Mme Lee.

Parce que les préparatifs commencent aussi longtemps d’avance, les changements économiques peuvent jouer un rôle déterminant.

Lorsque l’OBSV a commencé à planifier la couverture des Jeux de 2010, il y a trois ans, le secteur de la construction était frappé d’un important manque de main-d’œuvre. On se demandait si tout allait être prêt à temps.

« Lorsque nous avons commencé les travaux, en août 2009, le marché avait radicalement changé et il est clair maintenant que les échéances seront respectées », affirme Mme Lee.

Saviez-vous que…

Quelque 100 réseaux représentant environ 145 pays offriront la plus importante couverture médiatique mondiale de tous les temps pour des jeux d’hiver. Les diffuseurs compteront en tout 7 200 personnes : journalistes, techniciens, producteurs, caméramans.

La société Olympic Broadcasting Services Vancouver (OBSV) aménagera, là où se dérouleront les activités, 90 postes techniques dans des roulottes; elle installera plus de 900 téléviseurs et 400 caméras. Le réseau de câbles mis en place par l’OBSV pour couvrir toutes les épreuves s’étendra sur plus de 1 000 km, soit un peu plus que la distance par route entre Vancouver et Calgary.

Source : La directrice de l’exploitation à l’OBSV, Nancy Lee


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