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L’Azerbaïdjan poursuit ses efforts pour moderniser l’information financière 

CGA-Canada apporte son expertise en comptabilité, en formation et en éducation

Au début de 2008, des représentants de CGA-Canada se sont de nouveau rendus en Azerbaïdjan. Dans le cadre d’un troisième projet financé par la Banque mondiale, l’équipe de CGA-Canada devait travailler en collaboration avec le ministère des Finances de l’Azerbaïdjan, un pays qui commence à peine la transition vers les normes internationales d’information financière (les IFRS).

L’équipe a commencé par réaliser des entretiens détaillés avec les principaux intéressés afin de déterminer les niveaux d’éducation et de compétence actuels ainsi que les besoins futurs. Une fois le travail sur le terrain terminé, l’équipe s’est penchée sur la planification d’un centre de formation, d’éducation et de recherche en comptabilité. Elle a aussi préparé un programme de formation comptable et un plan de cours exhaustifs à l’intention des établissements d’enseignement et des autres fournisseurs de formation du pays.

Ce projet devrait jeter les bases d’une profession comptable moderne et d’un titre reconnu mondialement.


    Azerbaijan Map
   

Carte de l'Azerbaïdjan

BAKOU, Azerbaïdjan — Ces dernières années, le gouvernement azerbaïdjanais a entrepris plusieurs projets visant à améliorer la transparence de l’information financière et à mettre sur pied des systèmes d’information comptable nationaux fondés sur les normes internationales.

En 2004, le gouvernement azerbaïdjanais a adopté une loi exigeant que les entreprises à but lucratif utilisent les IFRS. Les organismes sans but lucratif devront quant à eux respecter les nouvelles normes comptables nationales à l’intention des organisations budgétaires (les NASBO, pour National Accounting Standards for Budget Organizations), lesquelles sont inspirées des normes comptables internationales pour le secteur public (International Public Sector Accounting Standards). La nouvelle loi définit les entités d’intérêt public, et les entreprises à but lucratif qui en font partie doivent adopter les IFRS entièrement. Les autres types d’entreprises à but lucratif ont le choix entre les IFRS et les normes de comptabilité nationales pour les entreprises à but lucratif (les NASCO, pour National Accounting Standards for Commercial Organizations). Les NASCO sont fondées sur les IFRS mais sont conçues pour être plus faciles à mettre en œuvre et à respecter.

Ensemble, ces nouvelles exigences ont pour but de moderniser le système azerbaïdjanais et de mettre à niveau, par rapport aux autres pays, les systèmes d’information financière nationaux. Le nombre de comptables azerbaïdjanais possédant un titre comptable professionnel est toutefois extrêmement faible. On estime même à une trentaine seulement le nombre de professionnels comptables dans le pays tout entier.

Les besoins en matière de formation sont imposants

Sous l’ancien régime soviétique, il n’était pas nécessaire d’être professionnel comptable au sens occidental du terme. Les exigences en matière d’information financière étaient fortement axées sur des règles et consistaient principalement à remplir des formulaires. Le passage aux IFRS représente un changement de mentalité majeur. En effet, l’application d’un système fondé sur des principes exige un recours considérable au jugement professionnel.

Les besoins de formation pour réussir le passage aux IFRS sont imposants, et les universités ne sont pas encore prêtes à affronter la situation. Les universités d’État continuent d’enseigner selon des méthodes traditionnelles et sont incapables, à brève échéance, de donner des cours axés sur les IFRS. Les rares universités privées qui utilisent des méthodes d’enseignement occidentales sont les mieux préparées à enseigner les IFRS à leurs étudiants. Cependant, leurs ressources sont limitées et elles ont beaucoup de mal à trouver des enseignants expérimentés.

Par conséquent, les entreprises azerbaïdjanaises qui veulent former leur personnel sont confrontées à de nombreuses difficultés. Notamment, la plupart des cours de formation réputés ne sont offerts qu’en russe, langue dans laquelle sont rédigées les normes elles-mêmes, et non en azéri, la langue officielle. En outre, les quelques documents traduits manquent d’uniformité, car de nombreux termes techniques utilisés dans les normes n’ont pas encore d’équivalents azéris utilisés uniformément.

Les objectifs ambitieux de l’Azerbaïdjan, en plus de la myriade de défis que doit relever le pays, ont poussé le gouvernement à demander l’aide de la Banque mondiale. C’est grâce à son programme de formation et d’accréditation rigoureux et à son expérience antérieure dans cette région du globe que CGA-Canada a été sélectionnée pour offrir la direction et l’aide nécessaires en la circonstance.

CGA-Canada possède une expérience inestimable en Azerbaïdjan

En 2005 et 2006, CGA-Canada a participé à deux projets de la Banque mondiale en Azerbaïdjan. Le premier consistait en une évaluation du respect des normes internationales de comptabilité et de vérification en Azerbaïdjan. Le deuxième projet visait à renforcer les capacités institutionnelles de la chambre des vérificateurs de la République azerbaïdjanaise.

Dans le cadre du troisième projet, cette expérience s’est avérée précieuse pour assurer l’équilibre entre les attentes du gouvernement et les réalités de l’environnement d’affaires de l’Azerbaïdjan. L’économie moderne du pays est encore jeune, elle n’a pas encore vingt ans, et le processus de privatisation entrepris vers le milieu des années 1990 est loin d’être terminé. Jusqu’à tout récemment, les exigences en matière de publication de l’information financière étaient peu nombreuses et le concept d’états financiers à vocation générale satisfaisant aux besoins de diverses parties intéressées était inconnu dans les faits.

Une économie propulsée par le pétrole et le gaz

L’Azerbaïdjan est situé au bord de la mer Caspienne, entre la Russie et l’Iran. C’est un pays à peine plus grand que le Nouveau-Brunswick et sa population s’élève à un peu plus de huit millions d’habitants. Les affaires s’y développent au rythme effréné de la montée des prix du pétrole dans le monde. L’Azerbaïdjan doit d’ailleurs aux industries pétrolière et gazière les deux tiers de son PIB.

En Azerbaïdjan, la distribution de la richesse est inégale et la différence entre les classes est marquée. Les conditions de vie offrent un contraste saisissant, parfois même d’un pâté de maisons à l’autre. En outre, le conflit continu avec l’Arménie, un pays voisin, au sujet d’une bande de terre revendiquée par les deux États a aussi un impact sur la vie quotidienne et l’économie azerbaïdjanaises. Malgré plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies demandant le retrait des troupes arméniennes du territoire occupé, l’Arménie tient toujours une bande de terre qui divise l’Azerbaïdjan en deux.

Une chute de neige inattendue met du piquant dans l’aventure

C’est en janvier 2008 que l’équipe de CGA-Canada a effectué le travail sur le terrain. Lorsque le premier membre de l’équipe est arrivé à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, il faisait particulièrement froid et le temps était à la tempête. Il faut dire que le climat de Bakou, en janvier, ressemble normalement à celui Vancouver, mais une tempête de neige inattendue a provoqué des conditions routières épouvantables. La neige a fondu dans les rues non dégagées et l’eau a ensuite gelé, formant de véritables patinoires de 20 cm d’épaisseur. La plupart des conducteurs n’avaient jamais conduit dans la neige et encore moins sur la glace.

Trois autres membres de l’équipe sont arrivés quelques jours plus tard. Avec l’aide de consultants locaux, l’équipe s’est entretenue avec des représentants d’une vaste gamme d’organismes gouvernementaux, de sociétés pétrolières et gazières, de banques, d’universités d’État et privées, de compagnies d’assurances, de cabinets de comptabilité et de vérification nationaux et internationaux et de groupes de formation locaux. À l’aide d’une version adaptée du sondage analytique des activités professionnelles de CGA-Canada, l’équipe a pu se renseigner auprès de ces sources sur les niveaux actuels de formation et de compétences, et sur les besoins futurs.

Le parquet de la Bourse de Bakou reste désert

    Baku Stock Exchange
    D’UN CALME SINGULIER : En janvier 2008, il n’y avait aucune société ouverte en Azerbaïdjan. Le parquet de la Bourse de Bakou, qui compte 30 postes de travail, était donc désert.

Comme dans les autres pays qui s’apprêtent à passer aux IFRS, les propriétaires et chefs d’entreprises de l’Azerbaïdjan disent appréhender un accroissement des exigences en matière d’information financière, particulièrement en ce qui concerne l’information à fournir et la transparence. Cela s’explique par le fait que l’essentiel du financement des entreprises provient de prêts, de subventions et d’organismes comptant peu d’actionnaires, plutôt que de l’émission d’actions. Même si la Bourse de Bakou existe depuis huit ans et emploie plus de cent personnes, il n’y a pas de société ouverte en Azerbaïdjan. Les 30 postes de travail du parquet de la Bourse sont donc inoccupés.

Les banques ont été les premières entités à se préparer en vue du passage aux IFRS et elles ont reçu une bonne part de formation financée par le gouvernement. Le personnel des banques a précisé que le passage aux IFRS ne le prenait pas complètement par surprise. En effet, afin d’être acceptées sur le marché mondial, les banques avaient déjà adopté des exigences supplémentaires en matière d’information financière. Il reste malgré tout des défis constants à relever en matière d’IFRS.

Des associés de divers cabinets de comptabilité et de vérification d’envergure internationale ont expliqué que l’obligation de composer continuellement avec le changement, que concrétise un système fondé sur des principes, est une adaptation majeure pour les travailleurs de la région. À l’origine, de nombreuses banques ont cru que le passage aux IFRS nécessiterait une seule mise à niveau des systèmes. Au lieu de cela, elles constatent qu’elles doivent continuer de compter lourdement sur les cabinets de vérification internationaux pour obtenir des conseils dans les domaines complexes, comme le provisionnement des pertes sur prêts et la détermination de la juste valeur.


La cité et ses remparts : témoins d’un passé lointain

    Maiden Tower
    UN PASSÉ LÉGENDAIRE : L’ancienne cité est classée « site du patrimoine mondial » par l’UNESCO. Nombre de ses monuments sont bien conservés, notamment la tour de la Vierge, une structure de huit étages dont les murs font cinq mètres d’épaisseur à la base.
    Martyr's Monument
    EN SILENCE, IL VEILLE : Surplombant la mer Caspienne et l’ancienne cité, le monument aux Martyrs, où ondule une flamme éternelle, honore la mémoire de ceux qui sont morts au cours de l’intervention militaire menée contre Bakou par l’ancienne Union soviétique en 1990.

Pendant son séjour, l’équipe a eu la chance de découvrir Bakou et sa ville fortifiée, un vestige du 12e siècle qui forme encore aujourd’hui le centre de la ville. Dans l’enceinte, les rues sont étroites et mieux adaptées au passage des piétons et des chevaux qu’au fourmillement de taxis et autres véhicules qui y zigzaguent en klaxonnant. L’ancienne cité est classée « site du patrimoine mondial » par l’UNESCO. Nombre de ses monuments sont bien conservés, notamment la tour de la Vierge, une structure de huit étages dont les murs font cinq mètres d’épaisseur à la base. Une légende veut que cette mystérieuse structure doive son nom à une jeune fille qui se serait jetée dans la mer Caspienne du haut de la tour, dont les vagues léchaient alors le pied. Le palais des Chahs de Chirvan, construit au 15e siècle, est un autre site patrimonial. Ses eaux seraient dotées de vertus curatives.

Les restaurants, d’anciens caravansérails, offrent également une expérience unique. Les petites pièces entourant leur cour intérieure abritent aujourd’hui les tables des clients ou les étals des marchands de tapis et d’objets anciens. Dans l’ancienne cité, des travaux de restauration tentent de rendre aux vieux immeubles la splendeur qui était la leur avant l’ère soviétique. L’architecture de Bakou, un heureux mariage islamo-européen, est particulièrement saisissante la nuit, lorsque la ville est illuminée. Surplombant la mer et l’ancienne cité, le monument aux Martyrs honore la mémoire de ceux qui sont morts au cours de l’intervention militaire menée contre Bakou par l’ancienne Union soviétique en 1990. Avec sa flamme éternelle, il veille, silencieux, au bout d’une allée bordée de centaines de tombes ornées du portrait des défunts, gravé dans la pierre.

L’équipe a effectué une sortie d’une journée à l’extérieur de la ville. Elle s’est d’abord arrêtée à Ateshgah, un lieu qu’on dit béni en raison des « flammes perpétuelles » qui jaillissent naturellement du sol en raison de la présence de vastes gisements gazeux. Elle a ensuite poursuivi sa route jusqu’aux volcans de boue de Gobustan, un autre site classé par l’UNESCO. Les 300 volcans de boue rassemblés dans cette région comptent pour près de la moitié de tous les volcans de boue dans le monde, qui sont au nombre de 700. Ces volcans forment d’immenses monticules d’une boue qui attire des voyageurs venus de loin pour profiter des propriétés médicinales qu’on lui attribue.

Gobustan est un des lieux les plus fascinants à l’extérieur de Bakou. Les visiteurs peuvent y observer des pétroglyphes, des dessins rupestres anciens illustrant des peuples primitifs, des animaux, des danses rituelles et des scènes de chasse. Après en avoir admiré de vastes sections, l’équipe de CGA-Canada est montée sur une crête élevée pour profiter de la vue splendide sur les plaines et la mer Caspienne. L’échelle branlante qui a servi pour redescendre semblait à peine moins âgée que les dessins!


CGA-Canada mène à bien la planification d’un centre de formation, d’éducation et de recherche en comptabilité en Azerbaïdjan

Une fois le travail sur le terrain terminé, l’équipe de CGA-Canada s’est attaquée aux livrables du projet. Elle a notamment planifié la création d’un centre de formation, d’éducation et de recherche en comptabilité en Azerbaïdjan. Ce centre relèverait du ministère des Finances. L’équipe a aussi élaboré une liste de cours et un programme de formation en comptabilité détaillés, qui seront remis aux universités et aux autres fournisseurs de formation. Les livrables incorporent des pratiques exemplaires en matière de gouvernance et s’inspirent des normes internationales en matière de formation de l’IFAC.

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CGA-Canada | Dernière mise à jour : 16 juin 2008

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