Le Programme d’études professionnelles des CGA sert de modèle
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PRÊTS POUR UNE MISE À JOUR : Plus d’une vingtaine de professeurs de comptabilité du San Salvador ont assisté à un séminaire d’une semaine offert par une équipe d’experts, y compris un représentant de CGA-Canada. « Ils étaient tous très intéressés et avides de renseignements, a mentionné un responsable. Ils savent maintenant ce qui doit être fait et comment aller de l’avant. »
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Une offre de formation attire de nombreux participants
En 2008, pendant cinq semaines, la Banque mondiale a offert l’expertise de CGA-Canada en Amérique centrale. Le but du projet était d’améliorer la qualité des programmes de comptabilité universitaires dans cinq pays : l’El Salvador, le Honduras, le Guatemala, le Panama et le Costa Rica. Des enquêtes dans la région, parrainées par la Banque mondiale, avaient révélé un besoin pressant de moderniser les programmes. En effet, beaucoup de programmes accusent des dizaines d’années de retard sur les programmes d’études comptables nord-américains.
Dans chaque pays, une quarantaine de professeurs ont assisté à des séminaires d’une semaine sur l’intégration des normes internationales et des meilleures pratiques aux programmes d’études comptables et commerciales.
« Améliorer la qualité de la formation en comptabilité favorisera la transparence et fera augmenter la valeur de l’information financière produite dans la région, note un des chefs de projet. Ceci améliorera la gouvernance, tant dans le secteur public que privé, et réprimera la fraude et la corruption. En définitive, ces pays pourraient ainsi bénéficier d’un meilleur accès au crédit à l’échelle régionale et mondiale. »
Deux des trois phases du projet ont été réalisées en 2008.
La phase 1, menée pendant deux semaines, au cours de l’été, comprenait l’évaluation des programmes de formation comptable offerts dans un échantillon représentatif d’universités publiques et privées. L’objectif était de comprendre les caractéristiques de chaque programme et les défis auxquels fait face chaque université, c’est-à-dire les défis financiers, culturels ou institutionnels. Les normes internationales de comptabilité, de vérification et de formation ont servi de point de référence principal.
La phase 2, menée pendant trois semaines, durant l’hiver, était axée sur le renforcement des capacités des professeurs, des praticiens et des fonctionnaires. Cette phase portait sur la communication des conclusions tirées de la phase 1 à un plus grand groupe. Elle devait aider à sensibiliser l’opinion locale à l’écart qui existe entre les programmes actuels et les meilleures pratiques en usage dans le monde. Un représentant de CGA-Canada et un expert-conseil régional ont analysé les écarts et décrit de façon détaillée ce qui doit être fait pour améliorer la qualité des programmes. Les séminaires offerts aux professeurs traitaient de l’éthique professionnelle, de la gouvernance d’entreprise, du cadre conceptuel des normes de comptabilité et de vérification, ainsi que des derniers changements et tendances en ce qui concerne les règles et l’exercice professionnels. Les participants ont reçu un CD contenant toutes les présentations et un exemplaire du guide de l’IFAC sur la vérification des petites et moyennes entités.
Au-delà du contenu technique indispensable, les séminaires traitaient des changements pédagogiques requis, puisque les normes internationales fondées sur des principes remplacent celles qui sont basées sur des règles. On a également insisté sur le besoin de développer le jugement professionnel et de tenir à jour ses connaissances sur l’évolution des normes.
Le Programme d’études professionnelles des CGA a souvent servi de modèle pour montrer à quoi ressemblent la prestation de cours de haute qualité et l’évaluation des étudiants.
Les séminaires ont également donné aux professeurs une occasion précieuse de réseauter. Le manque de ressources locales a révélé que les universités de la région bénéficieraient grandement d’une meilleure collaboration.
La phase 3, prévue pour 2009, portera sur l’élargissement du partage des connaissances. Cette dernière phase du projet permettra de s’assurer que les nombreuses ressources et constatations clés du projet seront transmises à un grand nombre d’universités et de parties prenantes essentielles, partout en Amérique latine et dans les Caraïbes.
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