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CGA-Canada dévoile des constatations inquiétantes par suite d'un sondage sur la dette des ménages 

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Taylore Ashlie

Directrice, Communications
Tél. : 604 605-5055
Cell. : 604 307-0212
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(Toronto, le 18 octobre 2007) —
Bon nombre de Canadiens ne sont pas conscients de leur endettement, d'après l'Association des comptables généraux accrédités du Canada (CGA-Canada). Seulement 14 % des Canadiens reconnaissent en effet que leurs dettes se sont accrues considérablement depuis trois ans. En réalité pourtant, l'endettement des ménages a progressé de 4,7 % en moyenne annuellement au cours des 30 dernières années, soit plus rapidement que la croissance de leur revenu disponible et de leur actif ainsi que du PIB. Aujourd'hui, CGA-Canada publie son rapport Où va l'argent? La croissance de l'endettement des ménages au Canada qui permet d'en savoir davantage sur l'attitude des Canadiens à l'égard de l'épargne, des dépenses et de l'endettement.

« Le crédit est devenu plus facilement accessible aux Canadiens, et ceux-ci dépensent davantage pour des biens et des services accessoires. Par conséquent, la consommation, et non l'accumulation d'actifs, est devenue la principale cause de la croissance de l'endettement, ce qui confirme certaines tendances inquiétantes », souligne Anthony Ariganello, CPA (DE), FCGA, président et chef de la direction de CGA-Canada.

Un sondage auprès des consommateurs commandité par CGA-Canada a permis d'établir que l'épargne ne représente pas une priorité aux yeux des Canadiens. Un répondant sur cinq a indiqué qu'il ne pourrait régler une dépense imprévue de 5 000 $. En outre, 25 % ont indiqué qu'ils ne pratiquaient aucune forme d'épargne, pas même en prévision de la retraite. Les chiffres révèlent que le taux d'épargne personnelle baisse depuis le début des années quatre-vingt, ayant reculé d’un sommet de 20 % atteint en 1982 jusqu’à un creux de 1,2 % atteint en 2005. Ce recul est attribué aux facteurs suivants :

  • l’appréciation de la valeur des maisons, qui contribue à la hausse de la valeur nette des ménages;
  • la faiblesse des taux d’intérêt, qui rend l’épargne moins attrayante et les coûts d’emprunt plus faciles à assumer;
  • le vieillissement de la population, qui amène la désépargne des fonds de retraite;
  • le rythme de croissance lent des revenus personnels, qui réduit la disponibilité des fonds une fois effectuées les dépenses de consommation;
  • l’accessibilité accrue au crédit, qui atténue le besoin d’épargner en vue de se protéger.

La valeur résidentielle est souvent considérée comme une bonne solution de remplacement à l’épargne, et un tiers des Canadiens non retraités comptent la valeur de leur résidence parmi leurs sources de revenu à la retraite. Il est toutefois intéressant de noter que la valeur résidentielle par propriétaire avait baissé de 5 % en 2005 par rapport à 1997.

De plus, même s'ils craignent de ne pas avoir suffisamment d'argent pour pouvoir prendre leur retraite, les Canadiens sont de plus en plus nombreux, soit 20 %, à puiser avant la retraite dans l'épargne constituée au titre de leurs REER et à affecter principalement les fonds qu’ils en retirent à des dépenses de la vie courante. « Compte tenu de l'endettement de plus en plus considérable des Canadiens, la population vieillissante du Canada pourrait se trouver coincée, ayant, d’une part, déjà engagé sans l’avoir encore gagné le revenu permettant d’assurer le service de ses dettes et étant, d’autre part, dans l’obligation d’accélérer l’accumulation de fonds en prévision d’une retraite qui approche rapidement », souligne Rock Lefebvre, FCGA, vice-président, Recherche et normalisation, de CGA-Canada.

Le sondage a également permis d'établir que 25 % des Canadiens ne croient pas qu’une hausse des taux d’intérêt, une baisse du prix des maisons ou de leur salaire ou encore une réduction de leur accès au crédit nuirait à leur bien-être financier. Cela est troublant, si l'on considère que, sur un prêt hypothécaire de 214 065 $ à 5,5 % amorti sur 25 ans, une hausse de taux d'intérêt de 1 % aurait pour effet de faire passer les paiements mensuels de 1 307 $ à 1 434 $ – entraînant des frais additionnels totalisant 1 524 $ par année. « Il est inquiétant de constater qu'un aussi grand nombre de Canadiens semblent ignorer les conséquences possibles de ce type de changement sur leur situation financière, ajoute M. Lefebvre. Bien que l'économie progresse concrètement, les Canadiens ne doivent pas perdre de vue que personne ne peut prévoir avec certitude le moment où un choc perturbateur se produira, ni l’ampleur qu’il aura ou la nature des répercussions qui en découleront. »

CGA-Canada laisse entendre que les gens doivent se fonder sur leur situation particulière (et pas uniquement sur les perspectives optimistes générales en matière d'économie ou sur leur limite de crédit) pour décider du niveau d'endettement qu'ils peuvent assumer. Par exemple, certains Canadiens sont davantage exposés à l'instabilité des gains, notamment les travailleurs du secteur en difficulté qu’est le secteur manufacturier, les chefs de famille monoparentale, les personnes seules et les travailleurs autonomes. La tranche de 20 % des Canadiens les moins riches est également plus vulnérable aux revers économiques, les gens qui en font partie ne disposant de pratiquement aucune valeur résidentielle réelle pour soutenir leurs emprunts hypothécaires, et d'aucun autre actif pour soutenir leur endettement croissant.

« Beaucoup de Canadiens croient qu'il ne faut pas s'inquiéter de la croissance de l'endettement ni du recul de l'épargne dans le contexte économique favorable qui prévaut et peu semblent avoir pleinement conscience des conséquences néfastes à long terme de l’endettement qui gonfle », conclut M. Ariganello.

Au sujet de CGA-Canada

Le titre de CGA est le titre comptable professionnel qui connaît la plus forte croissance au Canada. Grâce à leur souci d’intégrité et d’éthique professionnelle, ainsi qu’à leur programme de formation dont les critères sont parmi les plus rigoureux de la profession, les CGA sont devenus des chefs de file dans les domaines de la comptabilité et des affaires au pays. Ils éclairent tous les secteurs de l’économie canadienne par leurs conseils stratégiques, leur rôle prépondérant dans les milieux financiers et leur capacité de direction d’ensemble.

CGA-Canada établit des normes professionnelles, administre son propre programme d’études, publie des documents d’intérêt professionnel, prend position sur des questions de politique publique et représente les CGA tant au Canada qu’à l’étranger. CGA-Canada représente 68 000 CGA et étudiants au Canada, aux Bermudes, dans les Caraïbes, à Hongkong et en Chine.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires, veuillez communiquer avec la personne suivante :

Taylore Ashlie
Directrice, Communications
CGA-Canada
Téléphone : 604 605-5055
Cellulaire : 604 307-0212
Courriel : tashlie@cga-canada.org

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