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Faits saillants 

Savoir vieillir : Implications sociales et économiques du vieillissement de la population

PRINCIPALES CONSTATATIONS

CGA-Canada s’est engagée à contribuer de façon significative au débat actuel sur les enjeux relatifs au vieillissement de la population canadienne. Le rapport de CGA-Canada comprend la compilation la plus complète qui soit de données et de recommandations sur le vieillissement de la population du Canada émanant de démographes des secteurs public et privé et du secteur des organismes sans but lucratif. Les principales constatations sont présentées sous quatre rubriques, soit les pressions exercées sur le système de santé, les préoccupations touchant la main-d’œuvre disponible, les relations intergénérationnelles et les programmes publics et privés de sécurité du revenu.

Pressions exercées sur le système de santé

  • D’après les données de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), les dépenses de santé du Canada pour l’année 2003 ont totalisé 121 milliards de dollars, soit près de 4 000 $ par personne. Le tiers environ de ce total représente les dépenses du secteur privé.

  • Le Conference Board du Canada a estimé que le chiffre total des dépenses de santé du Canada, rajusté pour tenir compte de l’inflation, qui s’établissait à 80,7 milliards de dollars en 2000, atteindrait 147 milliards de dollars en 2020. Cela représente en gros une augmentation de 83 % du coût réel des soins de santé sur une période de 20 ans (de 2000 à 2020).

  • On estime, d’après les données de l’ICIS, que le Canada a dépensé 10 % de son produit intérieur brut (PIB) en soins de santé en 2001. Le Canada figure parmi les quatre pays dont les dépenses de santé sont les plus importantes en pourcentage du PIB.

  • Le Canada se classe dans le premier tiers des pays du monde en ce qui touche le rapport des dépenses de santé du secteur public au total des dépenses de santé, mais il se situe au milieu du classement pour ce qui est du rapport des dépenses du secteur privé au total des dépenses de santé.

  • D’après les données de l’OCDE (Éco-santé) de 2001, le Canada se classe dans le premier tiers des pays du monde en ce qui touche les dépenses de santé par habitant financées par des fonds publics (1 978 $ US); il se classe parmi les quatre premiers pays en ce qui touche les dépenses par habitant payées par des sources privées (814 $ US).

  • Plus de la moitié des frais de santé engagés au cours d’une vie surviennent après 65 ans. En 2001, les personnes âgées de 65 ans ou plus représentaient environ 12,6 % de la population; toutefois, on leur attribue plus de 43 % des dépenses de santé de l’État.

  • Une part importante des frais de santé de toute une vie est engagée au moment du décès, pour les soins médicaux et l’hospitalisation (dont le coût est élevé). Une autre part importante de ces frais est engagée dans l’année ou les deux années qui précèdent le décès, pour les soins prolongés découlant d’une invalidité.

  • Le nombre de personnes âgées vivant en établissement augmentera de 61 % au Canada entre 2000 et 2020, comparativement à une augmentation de 33 % aux États-Unis et à des augmentations encore plus faibles en Europe. Le nombre des personnes atteintes d’invalidité vivant à la maison augmentera de 62 % au cours de cette même période. On s’attend que les dépenses relatives aux soins prolongés, qui représentaient 0,5 % du PIB en 2000 au Canada, passent à 0,8 % du PIB en 2020. (Ces chiffres sont tirés de l’étude de l’OCDE sur les taux d’invalidité et les soins prolongés.)

  • Le secteur canadien de la santé fait déjà face à une pénurie de professionnels des soins de santé, car la population active de ce secteur prend sa retraite hâtivement et son âge moyen augmente (celui-ci étant passé de 39,1 ans en 1994 à 40,8 ans en 2000). Cette pénurie semble toucher de façon plus aiguë le personnel infirmier.

  • Environ 12 % des Canadiens âgés ayant besoin de soins prolongés vivent actuellement dans une forme quelconque d’établissement de soins prolongés. Selon les résultats d’un sondage Ipsos-Reid effectué en 2002, près de la moitié des Canadiens (47 %) craignent d’être un fardeau pour quelqu’un lorsqu’ils seront vieux. De plus, un Canadien sur quatre s’inquiète du fait qu’il devra prendre soin de ses parents lorsqu’ils seront âgés, alors que seuls 12 % des Canadiens sont titulaires d’une assurance soins prolongés privée.

  • Vers 2010, environ 60 % des baby-boomers de plus de 50 ans auront un parent en vie. En 1960, 16 % seulement des Canadiens de plus de 50 ans avaient un parent vivant.

  • Statistique Canada prévoit que le chiffre des décès annuels augmentera de 40 % entre 2002 et 2020. Au Canada, environ 75 % des décès surviennent à l’hôpital ou dans un établissement de soins prolongés. Pourtant, les études révèlent que 90 % des Canadiens préféreraient passer leurs derniers jours à la maison en bénéficiant de services de soutien à domicile.

Préoccupations touchant la disponibilité de la main-d’œuvre

  • En 2001, l’âge médian au sein du principal groupe d’âges actifs (20 à 64 ans) était de 41,3 ans. Il devrait atteindre 43,7 ans d’ici 2011.

  • Au Canada, on compte actuellement 19 retraités pour 100 travailleurs. On prévoit que le ratio de dépendance des personnes âgées grimpera à 39 retraités pour 100 travailleurs d’ici 2030 et à 44 retraités pour 100 travailleurs d’ici 2050.

  • Le rapport entre le groupe des 60-64 ans (les personnes qui réduisent leurs heures de travail ou quittent la population active) et celui des 20-24 ans se situe actuellement à 0,6:1,0. Il y a donc en ce moment 10 travailleurs qui joignent la population active pour 6 travailleurs qui la quittent. Ce ratio devrait toutefois continuer d’augmenter, et l’offre devrait équivaloir à la demande en 2016. On prévoit qu’en 2026, seulement 10 personnes joindront la population active pour 13 travailleurs qui la quitteront.

  • D’après l’Enquête canadienne sur la population active de 2002, l’âge moyen de la retraite au Canada s’établit à 61,2 ans.

  • Les deux tiers des Canadiens prennent leur retraite avant l’âge ouvrant plein droit aux prestations du Régime de pensions du Canada ou du Régime de rentes du Québec, soit 65 ans, et ce souvent contre leur gré.

  • Entre 1987 et 1990, 29 % des travailleurs ont pris leur retraite avant d’avoir atteint 60 ans. Ce pourcentage est passé à 43 % entre 1997 et 2000. La retraite anticipée est un phénomène plus courant au sein du secteur public où l’âge moyen de la retraite s’établissait à 58,5 ans en 1999, comparativement à 61,3 ans dans le cas des travailleurs du secteur privé et à 65,0 ans dans celui des travailleurs autonomes.

  • En règle générale, les personnes âgées de plus de 65 ans sont à la retraite, mais un petit nombre fait encore partie de la population économiquement active, soit 6 %. On trouve plus d’hommes âgés (environ 10 %) dans la population active que de femmes âgées (environ 3,5 %). Dans l’ensemble, les aînés représentent moins de 2 % de la population active du Canada. Il importe de noter que plus de la moitié d’entre eux travaillent à leur compte et que beaucoup travaillent à temps partiel.

  • On prévoit que les effets conjugués de la diminution de la population active attribuable au départ à la retraite des baby-boomers et de la faible dimension de la cohorte des enfants du millénaire qui joindra cette population active se traduiront par une croissance moyenne des travailleurs actifs qui s’établira à environ 9 % entre 2000 et 2010, mais à seulement 0,5 % entre 2011 et 2015. Aucune croissance de la population active n’est prévue entre 2016 et 2025.

  • Les secteurs de l’éducation et de la santé sont particulièrement exposés à perdre un nombre considérable de travailleurs en raison, d’une part, de l’âge relativement jeune pour le départ à la retraite dans ces secteurs et des généreuses primes destinées à encourager ce départ, et, d’autre part, de la nature même des professions du secteur, celles-ci étant parvenues à leur maturité. D’autres secteurs font face à une pénurie de travailleurs qualifiés (ouvriers spécialisés des métiers de la construction, technologues et techniciens médicaux, mécaniciens d’aéronef, policiers, etc.)

  • La structure par âge ne peut déterminer seule les pénuries de compétences à venir, selon les recherches des Réseaux canadiens de recherche en politiques publiques. La durée de la formation, la mobilité géographique des travailleurs et les conditions de travail particulières, qui peuvent rendre difficile le recrutement ou la fidélisation du personnel, représentent trois autres déterminants clés.

Relations intergénérationnelles

  • La capacité des générations plus jeunes à supporter le fardeau que représenteront les générations plus âgées dépend beaucoup de notre disposition d’esprit à cet égard, aujourd’hui et à l’avenir.

  • Il a été évalué qu’en 2002 six millions de Canadiens avaient cotisé à un REER et que la cotisation annuelle moyenne s’était établie à 4 523 $ par personne.

  • Lorsque les baby-boomers prendront leur retraite, les régimes de retraite privés fiscalement avantageux généreront des recettes importantes pour les gouvernements grâce à l’imposition des retraits effectués au titre de ces régimes. On prévoit qu’à mesure que la population vieillira, les cotisations bénéficiant d’un report d’impôt (qui se traduisent par une perte de revenus pour l’État) progresseront plus lentement, alors que les retraits imposables connaîtront une croissance plus rapide, ce qui pourrait compenser l’augmentation prévue des dépenses publiques au chapitre des soins de santé et des prestations de retraite.

  • On possède peu d’information sur la transmission des biens entre les générations au moyen des successions et sur la mesure dans laquelle les héritages contribuent à la richesse publique et privée des générations futures. Il est toutefois raisonnable d’estimer à environ 13 milliards de dollars par année la valeur des biens qui seront transmis en héritage aux générations suivantes.

  • L’information la plus récente concernant la répartition de la richesse entre les groupes d’âges sur une période d’environ 25 ans indique que la valeur nette du patrimoine des personnes approchant l’âge de la retraite a considérablement augmenté, tandis que celle des moins de 54 ans a diminué.

  • Si l’on examine la tendance des dépenses de consommation sur les 20 dernières années, on constate une augmentation des dépenses discrétionnaires (facultatives) et une diminution de l’épargne personnelle. Pourtant, un sondage récent a révélé que la plupart des Canadiens craignaient de ne pas disposer de fonds suffisants à la retraite.

  • Il y a 20 ans, les familles canadiennes plaçaient généralement leurs économies dans un compte de dépôt personnel ou un placement à échéance déterminée. Aujourd’hui, les Canadiens optent pour des instruments de placement plus risqués et investissent dans des fonds communs, des actions et d’autres instruments financiers qui leur sont proposés dans le cadre de services d’assurance, de planification financière et de gestion du patrimoine.

  • Dans l’ensemble, les ménages se sont dessaisis d’une partie de la valeur de leur maison pour l’utiliser à d’autres fins. Ils ont également accru le niveau de leurs emprunts en ayant recours aux cartes de crédit et aux prêts à court terme (particulièrement les lignes de crédit).

  • Au fil des ans, les programmes sociaux publics se sont transformés de manière qu’ils sont désormais destinés à tous alors qu’ils étaient à l’origine prévus à l’intention de personnes vivant des situations d’exception comme une perte d’emploi temporaire et une blessure ou une maladie débilitante. Ce changement a intensifié le sentiment de privilège culturel, reposant sur les droits et les attentes plutôt que sur la responsabilité personnelle et l’autonomie.

  • L’universalité et l’intérêt personnel qu’elle commande ont peut-être perdu leur sens à mesure que la population canadienne a endossé une idéologie qui permet de faire passer ses droits avant ses devoirs en matière d’entraide.

  • Si l’on considère que les parents actuels assurent le soutien de leurs enfants plus longtemps et que l’écart entre les générations semble se rétrécir de plus en plus chaque jour, on peut s’imaginer que le système d’entraide qui existe à l’intérieur des familles se renforcera et que la volonté et la capacité des familles de soutenir leurs proches les plus âgés ne seront pas compromises en dépit du fait que les enfants sont moins nombreux.

Programmes publics et privés de sécurité du revenu

  • Bien que la plupart des adultes réfléchissent de temps à autre à leur retraite, peu de gens prennent réellement le temps de dresser un plan d’action concret qu’ils pourront gérer en vue de leur retraite.

  • Pour faire concorder leurs objectifs de vie et leurs ressources financières, les Canadiens doivent faire des efforts pour dresser des plans financiers et réévaluer ces derniers. Cette question ne doit toutefois pas les obséder et encore moins les paralyser.

  • Les programmes publics sont avantageux pour les Canadiens, mais ils ne visent, à dessein, qu’à assurer un niveau de vie modeste.

  • Les Canadiens peuvent disposer de plusieurs sources de revenus et de fonds à la retraite, notamment les programmes gérés par l’État (Régime de pensions du Canada, Sécurité de la vieillesse, etc.), les régimes de retraite d’employeurs, les régimes d’épargne enregistrés (régime enregistré d’épargne-retraite, fonds enregistré de revenu de retraite, régime immobilisé) et les instruments d’épargne non enregistrés (obligations d’épargne du Canada, bons du Trésor, parts de fonds commun de placement, assurance-vie etc.).

PRINCIPALES RECOMMANDATIONS

Pour se doter d’un système économique positif répondant aux besoins engendrés par le vieillissement de sa population, le Canada doit adopter un cadre de travail détaillé qui lui permettra de s’affirmer pour changer les mentalités, les politiques et les pratiques, à tous les échelons et dans de nombreux secteurs. Compte tenu des conclusions de l’étude, CGA-Canada estime que des mesures positives peuvent être prises dans un avenir rapproché pour améliorer l’issue du vieillissement démographique. Ces mesures sont notamment les suivantes :

  • Établissement d’un « compte des soins de santé des personnes âgées » — Pour miser sur le mode de financement « au fur et à mesure » du système de santé, les gouvernements doivent considérer l’opportunité d’établir un « compte des soins de santé des personnes âgées » en vue d’attribuer les nouvelles sommes affectées aux provinces en proportion de la croissance de leurs effectifs de personnes de 65 ans ou plus. Dans un contexte de capitalisation, où les recettes découlant des impôts actuels et futurs sont en corrélation avec les augmentations des recettes générales, il est possible de constituer des réserves pour parer à l’accroissement éventuel des frais de santé des aînés.

  • Évaluation de l’âge de la retraite — Le Canada aurait intérêt à inverser la tendance en matière de retraite anticipée, étant donné l’utilité reconnue de cette solution pour atténuer la pénurie de compétences annoncée. Tandis que de nombreux pays songent à modifier l’âge d’admissibilité aux rentes de retraite publiques, on peut s’imaginer, compte tenu de la situation actuelle à cet égard, que le Canada pourrait s’en tenir à des mesures touchant la retraite anticipée (60 ans). En effet, étant donné que l’âge moyen de la retraite est de 61,2 ans au Canada, il serait raisonnable d’étudier cette dynamique avant de procéder à un grand réaménagement qui inclurait les 65 ans et plus.

  • Suppression de la retraite obligatoire et des mesures d’encouragement — Même si l’admissibilité aux rentes de retraite publiques a des ramifications importantes, la suppression de la retraite obligatoire et la réduction des mesures d’encouragement à la retraite anticipée semblent plus porteuses.

  • Modification de la Loi de l’impôt sur le revenu du Canada — La mise en place de la retraite progressive pourrait exiger qu’on procède à des réformes ou à des ajustements en ce qui touche les rentes de retraite et autres apports qui sont axés sur l’emploi à temps plein ou assortis de mesures de dissuasion visant à empêcher le travail au-delà d’un âge déterminé. À l’heure actuelle, la Loi de l’impôt sur le revenu n’autorise pas les salariés à cotiser à des régimes d’employeurs et à toucher en même temps des prestations au titre de ces régimes. Dans l’optique où la retraite progressive pourrait devenir une réalité concrète ou une option significative au Canada, CGA-Canada estime que le gouvernement doit apporter des modifications à cette loi.

  • Rapprochement des dépenses publiques et des recettes prévues — CGA-Canada recommande qu’on s’intéresse au rapprochement des augmentations prévues en matière de dépenses publiques, des transmissions de patrimoine et des recettes accrues tirées des régimes de retraite.

  • Encourager la planification financière personnelle — Tout en reconnaissant que les programmes publics et privés sont généralement avantageux pour eux, les Canadiens doivent être encouragés à envisager les programmes sociaux comme un point de départ et un filet de sécurité essentiel, mais non comme un moyen de leur assurer un style de vie plus aisé à la retraite ou un niveau de confort supérieur. CGA-Canada incite tous les Canadiens à entreprendre une planification financière personnelle au lieu de compter uniquement sur les prestations des programmes publics.

  • Appuyer une modification de la politique publique — Tous les Canadiens doivent s’unir pour faire la promotion d’une politique publique visant à assurer à tous un niveau de vie minimal tout en permettant utilement aux Canadiens d’assumer plus pleinement leurs responsabilités et d’acquérir une grande autonomie dans leur vie.

  • Renseigner les Canadiens sur les avantages et les limites des programmes sociaux de sécurité du revenu — Compte tenu de la complexité des divers instruments, des liens qui existent entre eux et de leurs conséquences possibles sur la vie des Canadiens, il importe que ces derniers soient bien renseignés sur les options dont ils disposent pour être en mesure de conserver leur niveau de vie après la retraite.

  • Élaboration d’un modèle coût-avantage — Pour que les progrès technologiques aient une incidence favorable sur les budgets, CGA-Canada estime que le gouvernement fédéral doit objectivement mettre en place un modèle coût-avantage normalisé d’évaluation des options qui tiendra compte des relations mutuelles entre les coûts.

  • Engager un débat national sur les décisions entourant la mort — Il est opportun d’engager un débat national au Canada sur les décisions éthiques entourant la mort, comme l’ont fait d’autres pays. La prestation des soins palliatifs dans la collectivité et les testaments biologiques (directives de fin de vie) sont des mesures qui peuvent permettre de réaliser des économies.

  • Investir dans la main-d’œuvre vieillissante du Canada — Les employeurs devraient investir dans une main-d’œuvre plus âgée pour assurer la viabilité et la compétence de la main-d’œuvre et pour ralentir l’érosion ou le rétrécissement prévu des recettes fiscales découlant des revenus salariaux des travailleurs plus âgés. Cette approche encouragera les Canadiens plus âgés à demeurer activement au travail et à retarder leur départ à la retraite. Elle aura en outre l’avantage de réduire les attentes à l’égard des programmes sociaux de sécurité du revenu et d’aider à répartir le fardeau fiscal qui, autrement, sera porté uniquement par les travailleurs plus jeunes.

Renseignements connexes :

CGA-Canada | Dernière mise à jour : 26 janvier 2005