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Le chômage des jeunes au Canada : bousculer les idées reçues 

Faits saillants du rapport


Groupes d’âge :
    Jeunes – 15-24 ans
    Jeunes travailleurs – 25-29 ans
    Travailleurs d’âge mûr – 30-54 ans
    Travailleurs âgés – 55 ans ou plus

Au Canada, le taux de chômage des jeunes affiche une tendance positive, malgré la dernière récession.

  • Le niveau le plus élevé du chômage des jeunes (15,2 %) enregistré au cours de la dernière récession était nettement inférieur à celui atteint au cours des récessions précédentes lorsque le taux de chômage des jeunes avait grimpé à 19,2 % et 17,2 % en 1983 et en 1992 respectivement.
  • En 2011, dans le classement par ordre croissant du taux de chômage des 34 pays membres de l’OCDE, le Canada occupait le 11e rang pour ce qui est du taux de chômage des jeunes et le 19e rang pour ce qui est du taux de chômage des jeunes travailleurs et des travailleurs d’âge mûr.

Pour la plupart des jeunes, le chômage est une situation transitoire entre l’école et le marché du travail. Près de la moitié des jeunes sans emploi trouvent du travail en quatre semaines ou moins.

  • Près de la moitié (46,8 %) des jeunes sans emploi ont été en mesure de trouver du travail en quatre semaines ou moins en 2011, et la durée moyenne du chômage des jeunes au cours de cette même année n’a pas dépassé 11 semaines. En fait, la durée moyenne du chômage des jeunes en 2011 se situait bien en dessous de la durée moyenne de chômage la plus courte enregistrée pour le groupe des jeunes travailleurs et celui des travailleurs d’âge mûr depuis 30 ans, soit 12,5 semaines en 2006 pour les premiers et 16,2 semaines en 2008 pour les seconds.
  • En 2011, seulement une faible proportion (5,4 %) des jeunes sans emploi ont fait l’expérience du chômage à long terme, c.-à-d. pendant plus d’un an. Les jeunes travailleurs et les travailleurs d’âge mûr étaient respectivement deux et trois fois plus susceptibles de demeurer chômeurs à long terme.
  • Plus de la moitié (57,4 %) du total des jeunes qui étaient sans emploi en 2011 fréquentaient l’école avant d’être au chômage; seulement 14,8 % des jeunes se sont involontairement retrouvés au chômage par suite d’une mise à pied.

Les baby-boomers n’entravent pas les possibilités de carrière des jeunes.

  • Le chevauchement des préférences des jeunes et des travailleurs plus âgés quant aux professions n’existe qu’à l’égard de deux groupes professionnels, soient les emplois de bureau et ceux des ventes et services. Dans ceux-ci, le taux de chômage des jeunes est relativement bas.

Beaucoup de jeunes sont touchés par le sous-emploi et n’exploitent pas leurs compétences au maximum. Le sous-emploi a des conséquences qui sont très préjudiciables aux travailleurs canadiens et à l’économie, mais ses causes ne sont pas bien comprises.

  • Le sous-emploi des jeunes existe au Canada et il se manifeste par une sous-utilisation tant des compétences que de la main-d’œuvre; cependant, tous les groupes d’âge peuvent être frappés par le sous-emploi.
  • Quelque 24,6 % de tous les jeunes titulaires d’un diplôme universitaire qui ont occupé de manière continue un emploi à temps plein au cours de 2005 étaient en réalité sous-employés, car ils exerçaient un métier n’exigeant pas d’études postsecondaires.
  • La sous-utilisation des compétences chez les jeunes est répandue dans les emplois de bureau et ceux des ventes et services. Elle est également présente dans les groupes professionnels suivants : personnel technique assimilé aux sciences naturelles et appliquées; personnel technique en informatique; personnel de soutien des services de santé.
  • Le travail à temps partiel involontaire est élevé chez les jeunes. En 2011, au sein de l’économie, 4,0 % des jeunes ayant un emploi voyaient leur capacité et leur volonté de travailler sous-utilisées.

Recommandations

  • Le problème du chômage et du sous-emploi des jeunes peut découler d’une disparité entre les compétences des travailleurs et les besoins des employeurs. Il est possible qu’un plus grand recours aux partenariats école-employeur puisse contribuer à résoudre cette disparité et aider les jeunes à prendre des décisions éclairées quant à leur domaine d’études.
  • Les orienteurs, les parents et les éducateurs doivent adopter une approche constructive, fondée sur les besoins et les capacités, pour guider les jeunes dans leurs choix professionnels, s’ils veulent faire en sorte d’assurer la présence des compétences nécessaires au sein de l’économie.
  • On ne pourra parvenir à proposer un meilleur éventail de possibilités professionnelles, présentant plus d’emplois spécialisés et mieux rémunérés, sans améliorer la compétitivité des entreprises canadiennes. Parmi les chemins que l’on peut emprunter à cette fin, notons l’investissement dans les machines et le matériel, en particulier dans les technologies de l’information et des communications, l’investissement dans la recherche-développement et l’innovation, et une concurrence dynamique à l’égard des marchés étrangers.
  • On peut améliorer la compréhension des causes du sous-emploi des jeunes en lançant un projet de recherche portant précisément sur cette question, auquel participeraient les entreprises, les éducateurs, les organismes communautaires ainsi que les organismes sans but lucratif voués à l’analyse des politiques d’intérêt public.
  • Il importe d’examiner les éléments probants susceptibles de jeter de la lumière sur les causes des différentes formes du sous-emploi pour que soient élaborées les mesures et les stratégies qui permettront de s’attaquer à ce problème.

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CGA-Canada | Dernière mise à jour : 14 décembre 2012

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