Pour faire face à une conjoncture économique et financière mondiale sans précédent, différents pays s’empressent d’adopter des mesures de stimulation vigoureuses qui leur permettront de surmonter la crise et de revitaliser leur économie.
Dans son budget de 2009, le gouvernement du Canada présente une série de mesures de relance budgétaire s’échelonnant sur plusieurs années dans le but de créer un équilibre entre les besoins à court terme du pays et ses objectifs à long terme. Le gouvernement cherche à prêter main-forte aux particuliers, aux entreprises et aux collectivités qui ont particulièrement besoin d’aide et à stimuler l’économie dans l’immédiat.
CGA-Canada a fait au gouvernement fédéral un certain nombre de recommandations énonçant des priorités en matière de gestion financière, de compétitivité du système fiscal, d’efficience de la réglementation, d’aide aux entreprises canadiennes et de mesures à prendre pour relever les défis de l’avenir. La fiche d’évaluation ci-dessous révèle dans quelle mesure le budget de 2009 répond aux attentes de CGA-Canada :
COMPÉTITIVITÉ DU SYSTÈME FISCAL
AIDE AUX PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES (PME)
MESURES À PRENDRE POUR RELEVER LES DÉFIS DE L’AVENIR
GESTION FINANCIÈRE
EFFICIENCE DE LA RÉGLEMENTATION
| COMPÉTITIVITÉ DU SYSTÈME FISCAL | |
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Un système fiscal simple, transparent et équitable, ainsi que des taux d’imposition bas et concurrentiels à l’échelle internationale, sont essentiels à la relance et à la croissance économiques au Canada. CGA-Canada appuie les efforts continus du gouvernement visant à réduire le fardeau fiscal de ceux qui ont le plus besoin d’une telle mesure, mais le système fiscal canadien est encore trop complexe et lourd. La simplification du système fiscal serait extrêmement avantageuse pour les contribuables canadiens et réduirait les coûts pour le gouvernement. | |
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| AIDE AUX PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES (PME) | |
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On ne saurait trop insister sur l’importance du secteur des PME pour le bien-être économique du Canada. Non seulement les PME sont depuis des années le moteur de la création d’emplois et de la croissance économique, mais les entrepreneurs canadiens joueront également un rôle de premier plan dans la relance économique.
Le gouvernement a fait preuve de sagesse en aidant les PME canadiennes, en assurant aux entreprises de toutes tailles l’accès à du financement abordable et en encourageant les investissements des entreprises. Les entreprises ont besoin de telles mesures pour assurer leur croissance et la création d’emplois à long-terme. | |
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| MESURES À PRENDRE POUR RELEVER LES DÉFIS DE L’AVENIR | |
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| Commentaires : |
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Investir dans les capacités et le savoir de la main-d’œuvre canadienne constitue une politique publique avisée. Il faut absolument protéger les emplois actuels et être prêts à assumer les emplois de l’avenir. Une politique visant à bonifier les prestations d’assurance-emploi, à créer des emplois grâce à des projets d’infrastructure, à accroître la capacité de l’enseignement postsecondaire et à faciliter l’accès à la formation est essentielle au fondement d’une reprise économique forte et durable dans un Canada compétitif. | |
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Propositions de CGA-Canada |
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Budget de 2009 |
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Élaborer des budgets équilibrés, ce qui est toujours préférable à des budgets déficitaires. Si un déficit est inévitable, il doit être de courte durée et être assorti d’un plan de rétablissement des excédents budgétaires. |
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Le gouvernement prévoit des déficits :
- 1,1 milliard de dollars pour 2008-2009;
- 33,7 milliards de dollars pour 2009-2010 (dont 18 milliards sont attribuables aux mesures proposées dans le budget de 2009);
- 29,8 milliards de dollars pour 2010-2011;
- 13 milliards de dollars pour 2011-2012;
- 7,3 milliards de dollars pour 2012-2013.
Le gouvernement prévoit qu’il y aura à nouveau des excédents budgétaires en 2013-2014 (0,7 milliard de dollars). |
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Prévoir une marge de prudence dans l’élaboration du budget fédéral annuel pour mieux protéger l’économie canadienne. |
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Aucune mesure n’a été prise à cet effet. | |
| Commentaires : |
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Malgré sa position inébranlable à l’égard de l’équilibre budgétaire, CGA-Canada est consciente que le gouvernement se trouve aux prises avec un déficit budgétaire substantiel en raison de la baisse de ses recettes et de la lenteur de la croissance économique. À moyen terme, le gouvernement ne doit pas se soustraire à la responsabilité qui lui incombe de rétablir les finances du pays à mesure que la récession mondiale diminue et que le Canada sort de la tourmente. Le déficit doit demeurer de courte durée. En outre, vu l’incertitude qui règne quant à la durée et à l’importance de la récession, CGA-Canada estime que le gouvernement devrait adopter des principes de gestion financière plus prudents, notamment en créant un fonds de réserve pour protéger l’économie fragile. | |
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| EFFICIENCE DE LA RÉGLEMENTATION | |
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Propositions de CGA-Canada |
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Budget de 2009 |
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Réduire le fardeau réglementaire cumulatif imposé aux PME/les coûts d’observation cumulatifs imposés aux PME. |
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Aucune mesure n’a été prise à cet effet. |
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Renforcer la réglementation des valeurs mobilières par la création d’un nouveau cadre réglementaire pancanadien. |
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Les mesures législatives visant à mettre en place un organisme commun de réglementation des valeurs mobilières pour les parties qui souhaitent y prendre part seront déposées devant le Parlement et un bureau de transition sera établi. | |
| Commentaires : |
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CGA-Canada accueille favorablement l’engagement du gouvernement à déposer une loi fédérale unique sur les valeurs mobilières à l’échelle du Canada pour les parties qui souhaitent y prendre part. Les initiatives récentes visant à améliorer l’Accord sur le commerce intérieur en ce qui a trait à la mobilité de la main-d’œuvre et au règlement des différends sont nécessaires.
La réforme réglementaire devrait constituer une priorité pour l’ensemble du gouvernement. Selon un rapport publié en 2005, les entreprises canadiennes dépensent annuellement le montant stupéfiant de 33 milliards de dollars pour se conformer aux innombrables règles imposées par l’ensemble des administrations publiques. Les entreprises canadiennes ne peuvent se permettre une telle dépense.
De plus, le gouvernement fédéral doit respecter sa promesse, et en rendre compte au public, de réduire de 20 % les exigences réglementaires et les obligations en matière de présentation d’information des ministères et des organismes clés. Cet objectif devait être atteint en novembre 2008.
La réduction des tracasseries administratives devrait constituer une préoccupation continue. | |
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